G7 : l’UE veut maintenir la pression sur Moscou face à une coordination incertaine avec Washington

La question des sanctions contre la Russie sera au cœur du sommet du G7 qui s’ouvre le 15 juin à Kananaskis, au Canada. L’UE espère y consolider sa stratégie de sanctions, dans un contexte diplomatique délicat dominé par l’imprévisibilité de Donald Trump.

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EU Commission chief holds press conference on defense package
La présidente de l’exécutif européen, Ursula von der Leyen, et le président du Conseil européen, António Costa, espèrent notamment un accord avec Washington sur l’abaissement du prix plafond du pétrole russe. [EPA-EFE/OLIVIER MATTHYS]

La question des sanctions contre la Russie sera au cœur du sommet du Groupe des Sept (G7) qui s’ouvre ce dimanche 15 juin à Kananaskis, au Canada. L’Union européenne espère y consolider sa stratégie de sanctions économiques, dans un contexte diplomatique délicat dominé par l’imprévisibilité de Donald Trump.

L’ambition de l’UE de maintenir la pression sur la Russie sera mise à l’épreuve dimanche au sommet du G7 — dont l’UE est membre et qui comprend également l’Allemagne, la France, l’Italie, le Royaume-Uni, le Japon, le Canada et les États-Unis.

Selon certaines sources, les membres du G7 n’adopteront probablement pas de déclaration finale commune, contrairement à l’usage. À la place, sept communiqués distincts seront publiés sur des sujets variés comme les matières premières, l’intelligence artificielle ou encore la lutte contre le trafic d’êtres humains. Cette fragmentation viserait à éviter de mettre en lumière les divergences internes, notamment avec les États-Unis.

Côté européen, les attentes sont modestes. Pour plusieurs diplomates, l’objectif principal du sommet est d’éviter une confrontation directe avec Donald Trump à une semaine du sommet crucial de l’OTAN prévu à La Haye.

Pour l’Union européenne, la réunion du G7 revêt une importance particulière. L’envoyé spécial de l’UE pour les sanctions, David O’Sullivan, a confié cette semaine à Euractiv que la rencontre serait le premier test important pour le 18e paquet de sanctions contre la Russie que la Commission européenne vient tout juste de proposer.

La présidente de l’exécutif européen, Ursula von der Leyen, et le président du Conseil européen, António Costa, espèrent notamment un accord avec Washington sur l’abaissement du prix plafond du pétrole russe, une mesure ayant pour objectif d’accentuer la pression sur l’économie de la Russie. Mais à ce stade, aucune rencontre bilatérale entre dirigeants européens et Donald Trump n’est confirmée.

« Il s’agira de voir dans quelle mesure il est possible de parvenir à un mouvement parallèle », a déclaré un responsable allemand, cité par Reuters, à propos de la perspective d’une coordination des sanctions de l’UE et des États-Unis contre la Russie lors du sommet du G7.

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky participera aux discussions en marge du sommet, renforçant la centralité de la guerre en Ukraine dans l’agenda politique.

[Édité par Anne-Sophie Gayet]