Gouvernance économique, UE 2020 et Islande au menu du Conseil européen

Réunis à Bruxelles le 17 juin, les chefs d’État et de gouvernement devraient entre autres valider les cinq objectifs de la stratégie UE 2020.

EURACTIV.fr

Réunis à Bruxelles le 17 juin, les chefs d’État et de gouvernement devraient entre autres valider les cinq objectifs de la stratégie UE 2020.

Même si la gouvernance économique occupera le haut de l’affiche et la majorité du temps des dirigeants européens, lors de leur rencontre du 17 juin, les 27 concluront un accord sur d’autres sujets.

Ils avaliseront notamment la stratégie UE 2020, et ses cinq objectifs :

  • élever le taux d’emploi à 75% pour la tranche 20-64 ans,
  • augmenter les conditions de la recherche et de l’innovation en faisant passer à 3% du PIB les investissements (publics et privés) dans ces secteurs,
  • réduire les émissions de gaz à effet de serre de 20%, voire 30% en cas d’accord international
  • améliorer les niveaux d’éducation, en particulier en faisant passer à 40% la proportion de 30-34 ans ayant fait des études secondaires,
  • et promouvoir l’inclusion sociale, en diminuant de 80 à 60 millions le nombre de pauvres en Europe.

L’Allemagne, fermement opposée au chiffrage des objectifs, semble avoir échoué sur ce point. Mais la France n’a pas non plus obtenu l’ajout de l’agriculture dans les grands axes de la stratégie de l’UE pour 2020. Tout juste le projet de conclusions précise-t-il que «le travail doit aussi être poursuivi au niveau européen, (…) notamment dans le domaine agricole et les politiques visant à promouvoir la cohésion économique, sociale et territoriale». 

Les 27 se pencheront également sur la position que l’UE défendra au G20 de Toronto, fin juin. Ils défendront notamment l’instauration d’une taxe bancaire, comme sur le plan européen, malgré la réticence exprimée par certains pays lors du G20 des ministres des Finances à Busan, au début du mois. Mais les modalités précises de cette taxe, qui poseront certainement le plus de problèmes, ne devrait pas être définies. Ils soutiennent aussi une révision de la règle des quotas du FMI, avant novembre 2011.

Par ailleurs, le Conseil européen compte se pencher sur la candidature islandaise. A en croire le projet de conclusions, les chefs d’État et de gouvernement devraient en effet se prononcer en faveur de l’ouverture des négociations d’adhésion avec l’Islande. 

Reykjavík a déposé sa candidature en juillet 2009. Cette validation du Conseil européen permettra l’ouverture des chapitres de négociations en vue de l’entrée du pays dans l’UE.

Les dirigeants pourraient aussi adopter une résolution sur l’Iran. Le 16 juin, le porte-parole du Quai d’Orsay a fait part de son «inquiétude» croissante.  « Le coeur du problème posé par le programme nucléaire iranien est la poursuite des activités d’enrichissement à Natanz (centre de l’Iran), la construction du réacteur à eau lourde d’Arak (centre-ouest), la dissimulation du site de Qom (sud de Téhéran), les questions des inspecteurs de l’AIEA laissées sans réponse à ce jour », a-t-il déclaré. «En dépit de cinq résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies et de dix résolutions du conseil des gouverneurs de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), l’Iran poursuit son programme d’enrichissement de l’uranium et ses travaux liés à l’eau lourde, sans aucun débouché civil identifiable, tout en continuant de conduire régulièrement des tests balistiques, a-t-il poursuivi.