Jose Manuel Barroso attaque la proposition de budget pour une 'mini Europe' de Tony Blair [FR]
Le président de la Commission a lancé une offensive contre la proposition de budget de la présidence britannique, qui a été longtemps attendue et fraîchement accueillie dans l'UE. Elle pourrait cependant constituer le fondement d'un accord lors du prochain sommet européen.
Le président de la Commission a lancé une offensive contre la proposition de budget de la présidence britannique, qui a été longtemps attendue et fraîchement accueillie dans l’UE. Elle pourrait cependant constituer le fondement d’un accord lors du prochain sommet européen.
Qui payera l’addition? C’est la question à laquelle tous les ministres européens des Finances tentent actuellement de répondre. En devant renoncer à 14 milliards d’euros sur les 160 milliards qui leur sont alloués sous forme d’aides structurelles, les nouveaux Etats membres des pays d’Europe centrale et orientale risquent d’être les principaux perdants. La présidence britannique propose ainsi de réduire d’environ 10% les fonds dont bénéficient ces nouveaux pays membres. Cependant, les règles relatives aux dépenses seront assouplies afin qu’ils disposent de 3 ans, au lieu de 2, pour dépenser les fonds structurels européens, avant que ces derniers soient automatiquement reversés à l’UE s’ils n’ont pas été dépensés. De plus, les nouveaux pays membres devront désormais apporter un acompte de 15%, au lieu de 20% jusqu’à présent, pour bénéficier des fonds.
Le Royaume-Uni propose également de réduire de 7 milliards d’euros les dépenses pour le développement rural en Europe occidentale, de 2 milliards d’euros les subventions agricoles et d’un milliard d’euros les dépenses administratives des institutions.
Selon des sources du gouvernement britannique, le Royaume-Uni payerait 8 milliards d’euros de plus sur une période de sept ans par le biais d’une hausse de la TVA ou d’une réduction du rabais britannique. La proposition luxembourgeoise souhaitait réduire de 17 milliards d’euros le rabais britannique.
Le Royaume-Uni propose également une révision de toutes les dépenses, dont celles liées à la PAC, qui serait effectuée en 2008 mais ne s’appliquerait qu’à partir de 2013.