Juncker propose de lier le chèque britannique au dossier de la PAC... après 2013 [FR]
Réunis aujourd'hui et demain à Bruxelles, les dirigeants européens devraient annoncer la suspension provisoire du processus de ratification de la Constitution. Il est par ailleurs extrêmement improbable qu'ils parviennent à un accord sur le dossier des perspectives financières 2007-2013.
Réunis aujourd’hui et demain à Bruxelles, les dirigeants européens devraient annoncer la suspension provisoire du processus de ratification de la Constitution. Il est par ailleurs extrêmement improbable qu’ils parviennent à un accord sur le dossier des perspectives financières 2007-2013.
Toujours résolue à trouver un compromis sur la question du cadre budgétaire pluriannuel de l’UE, la présidence luxembourgeoise propose désormais de geler le rabais britannique à hauteur de 4,6 milliards d’euros (soit le montant moyen du « chèque » touché par Londres entre 1997 et 2003) sur l’ensemble de la période 2007-2013. Les Luxembourgeois prévoyaient jusqu’ici de geler le chèque britannique pour la seule année 2007, et de le réduire progressivement à partir de 2008. Présentée hier par le premier ministre Jean-Claude Juncker, cette proposition de compromis lie en outre toute diminution du rabais britannique au-delà de 2013 à une réévaluation des dépenses agricoles de l’UE.
Selon le Financial Times, Londres serait prêt à renoncer aux contributions versées par les nouveaux Etats membres pour financer la ristourne britannique – cela à condition que ce geste puisse permettre la conclusion d’un accord global, dont le gouvernement de Tony Blair souligne qu’il devrait impliquer une réouverture du dossier de la PAC.
Après la victoire du « non » en France et aux Pays-Bas, le Conseil européen de Bruxelles devrait par ailleurs annoncer une suspension provisoire des futurs référendums sur la Constitution – les dirigeants de l’Union redoutant un effet « domino » déjà perceptible dans certains pays, où les sondages révèlent une montée de l’hostilité au texte.
Le président en exercice du Conseil européen, Jean-Claude Juncker, et le président de la Commission José Manuel Barroso ont tous deux affiché leur pessimisme concernant l’issue du sommet de Bruxelles.