L’Allemagne fait courir un risque de faillite à certains pays, selon Papandréou

En visite à Paris, lundi 15 novembre, le premier ministre grec, George Papandréou, a accusé l’Allemagne d’être à l’origine de la hausse spectaculaire des taux d’intérêt de l’Irlande et du Portugal.

EURACTIV.fr

En visite à Paris, lundi 15 novembre, le premier ministre grec, George Papandréou, a accusé l’Allemagne d’être à l’origine de la hausse spectaculaire des taux d’intérêt de l’Irlande et du Portugal.

EN BREF :

L’Allemagne fait courir un risque de faillite à certains pays de la zone euro en raison de sa position intransigeante sur la dette. C’est ce qu’à déclaré le premier ministre grec Georges Papandréou, lors d’une réunion à Paris de l’International socialiste, dont il est le président.

Il a accusé Berlin d’être à l’origine de la hausse spectaculaire, la semaine dernière, des taux d’intérêt payés par l’Irlande et le Portugal. Selon l’Allemagne, les investisseurs privés en particulier les banques, en partie responsables de la crise, doivent participer aux sauvetages des pays ayant des difficultés financières. Des propositions concrètes en ce sens devraient être faites en mars 2011 au plan européen.

« Cela pourrait être une prophétie auto-réalisatrice. C’est comme dire à quelqu’un « puisque vous êtes en difficulté, je vous mets une charge supplémentaire sur le dos ». Mais cela pourrait vous casser le dos », a dénoncé M. Papandréou, cité par l’AFP. Le premier ministre grec a jugé que les gouvernements devaient s’attaquer au « manque de contrôle démocratique sur les marchés financiers ». « C’est une bataille de civilisation », a-t-il estimé.