L’État fixe le prix de gros de l’électricité à 40 euros

Le gouvernement va dans le sens des demandes d’EDF. En revanche, les rivaux de l’électricien, dont GDF Suez, demandaient un tarif fixé à 35 euros.

EURACTIV.fr

Le gouvernement va dans le sens des demandes d’EDF. En revanche, les rivaux de l’électricien, dont GDF Suez, demandaient un tarif fixé à 35 euros.

Le prix de gros de l’électricité nucléaire qu’EDF revend à ses concurrents sera fixé à 40 euros le mégawatt/heure à partir du 1er juillet 2011, puis passera à 42 euros au 1er janvier 2012, a annoncé, mardi 19 avril, Eric Besson, allant ainsi dans le sens de ce que demandait l’électricien français.

Dans le cadre de la réforme du marché français de l’électricité (loi Nome), EDF demandait que ce prix de départ soit fixé à 42 euros et qu’il évolue progressivement vers 45 à 46 euros par mégawatt/heure, tandis que ses rivaux, parmi lesquels GDF Suez, réclamaient 35 euros.

« Il s’agit de sécuriser l’approvisionnement des Français, de conforter EDF qui est une entreprise majeure pour notre électricité, et de tenir compte pour l’avenir par précaution des travaux qu’EDF pourrait être amené à engager après la catastrophe de Fukushima et après l’audit de nos centrales nucléaires », a expliqué le ministre de l’Industrie et de l’Energie sur Europe 1.

La centrale nucléaire de Fukushima, dans l’Est de l’archipel nippon, a été gravement endommagée par le séisme et le tsunami du 11 mars, laissant craindre une catastrophe aussi grave que celle de 1986, à Tchernobyl, en Ukraine.

« C’est demain que l’Autorité de sûreté nucléaire va présenter au comité pour la transparence le cahier des charges de l’audit qui était attendu », a dit Eric Besson.

L’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) va auditionner jeudi 21 avril « pour la première fois EDF pour lui demander quelles sont les conclusions qu’il tire de l’accident très grave de Fukushima », a ajouté le ministre.

Poweo en chute

Le prix décidé par le gouvernement va dans le sens de ce que demandait l’électricien français, dont l’action a ouvert en forte hausse mardi à la Bourse de Paris.

« Un prix de 42 euros le mégawatt/heure à partir de janvier 2012 devrait être perçu comme un signal positif pour l’action EDF à court terme. Le titre devrait en profiter ce matin », déclare un trader basé à Paris.  

A 9h20, l’action EDF s’inscrivait en hausse de 4,30%, à 27,78 euros, à comparer avec une progression de 0,54% de l’indice CAC 40.

Dans le même temps, le petit concurrent de l’électricien français, Poweo, voyait son titre chuter de 7,83%.

Face à la récente flambée des prix de l’énergie, le gouvernement français a annoncé au début du mois que l’augmentation des tarifs de l’électricité pour les ménages serait inférieure à 3% cette année.

Eric Besson a confirmé le gel des prix du gaz, qui n’augmenteront pas avant l’année prochaine.

« Le prix du gaz n’augmentera pas avant le 1er juillet 2012 », a dit le ministre.