L’Italie placée sous surveillance

Tous les trois mois, des représentants du Fonds monétaire international et de la Commission européenne se rendront dans le pays pour examiner les progrès réalisés en matière de réformes. Rome s’est aussi engagée à réduire sa dette.

EURACTIV.fr
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Tous les trois mois, des représentants du Fonds monétaire international et de la Commission européenne se rendront dans le pays pour examiner les progrès réalisés en matière de réformes. Rome s’est aussi engagée à réduire sa dette.

Depuis plusieurs semaines, l’Italie semble être devenue le nouveau maillon faible de la zone euro. Cette situation inquiète tout particulièrement le couple franco-allemand qui sait qu’un sauvetage de la troisième économie de la zone euro est quasi impossible. Au dernier Conseil européen du 26 octobre, Silvio Berlusconi s’était déjà engagé sur toute une série de réformes.

Deux rapports 

Malgré les preuves de bonne volonté de Rome, le pays ne peut plus emprunter sur les marchés à moins de 6%. La Banque centrale européenne achèterait de nouveau de la dette italienne depuis plusieurs jours pour tenter de faire baisser la pression. 

Dans la nuit du jeudi 3 au vendredi 4 novembre, un nouveau pas a été franchi alors que les grandes puissances sont réunies à Cannes pour le G20. L’Italie a accepté que le FMI surveille ses progrès en matière de réformes économiques et structurelles, selon une source européenne.  

Des experts se rendront sur place tous les trois mois et rédigeront un rapport sur la manière dont Rome remplit ses objectifs, notamment en matière de réforme des retraites et du travail, a précisé cette source.  

La Commission européenne réaliserait aussi un audit de son côté. Les détails de cette surveillance européenne ne sont pas encore connus mais les moyens de Bruxelles sont bien moindres que ceux du FMI. 

Budget à l’équilibre

« L’Italie ne voit aucun inconvénient à être surveillée, même si le FMI y participe », a souligné une source citée par Reuters. Elle a ajouté qu’une ligne de crédit préventive n’avait pas été perçue comme une option crédible pour le pays, faute de confiance des marchés dans ses plans d’assainissement budgétaire.  

Dans un projet de plan d’action pour la croissance examiné lors du sommet du G20 à Cannes, l’Italie s’engage à approcher l’équilibre budgétaire en 2013 et à réduire dès 2012 son ratio de dette publique par rapport au PIB, actuellement de 120%.