L'UE et la Norvège s'intéressent aux énormes réserves de pétrole et de gaz de l'Arctique [FR]
Le sommet UE-Norvège, qui se tient à Bruxelles, sera consacré à l'énergie. La question de l'exploitation des réserves de gaz et de pétrole situées dans l'Arctique, que l'on pense être énormes, sera au coeur des discussions. Cependant, un conflit frontalier avec la Russie empêche pour le moment de sonder la région.
Le sommet UE-Norvège, qui se tient à Bruxelles, sera consacré à l’énergie. La question de l’exploitation des réserves de gaz et de pétrole situées dans l’Arctique, que l’on pense être énormes, sera au coeur des discussions. Cependant, un conflit frontalier avec la Russie empêche pour le moment de sonder la région.
Les questions d’actualité concernent le gaz de pétrole liquéfié (GPL) livré à l’Europe ainsi que l’ouverture prévu en octobre 2006 du « Britpipe », un nouveau pipeline reliant la Norvège à Easington, au Royaume-Uni.
Selon les responsables européens, d’ici 2015-2020, les livraisons de gaz naturel en provenance de Norvège devraient passer de 85 à 120 milliards de m3.
Cependant, les pourparlers sur une exploitation à long terme des énormes réserves potentielles de gaz et de pétrole de l’Arctique risquent de retenir toute l’attention. Selon le US Geological Survey (Organisme fédéral américain qui a pour objet l’étude de la Terre et de ses ressources), la région pourrait détenir 25% des réserves d’hydrocarbures de la planète. De plus, la demande internationale en énergies fossiles continuant d’augmenter, le Grand Nord suscite de plus en plus l’intérêt des grandes entreprises du secteur.
Le conflit territorial entre la Norvège et la Russie au sujet de la ‘région controversée’ de la mer de Barents a cependant, jusqu’ici, empêché toute nouvelle exploration, et donc toute possibilité d’exploitation commerciale de ces ressources.
« Le potentiel est énorme », indique un employé à Bruxelles de Statoil, l’entreprise publique norvégienne dans le domaine de l’énergie, qui précise que des informations plus précises sont nécessaires sur l’accès, la propriété et les règles de production dans la région. Selon lui, il faut un « accord international plus général » pour la région de l’Arctique, ajoutant que « l’intérêt politique grandissant » servira les intérêts de la région.
Selon Statoil, les réserves de gaz naturel en Arctique, comme par exemple le champs Shtockman, pourraient fournir près de 15 milliards de m3 de gaz par an, soit entre 7 et 9% de la consommation de l’UE d’ici 2020.
Les autres problèmes abordés lors de ce sommet concernent notamment le coût élevé des forages profonds en mer et les questions environnementales comme la coexistence entre les industries gazières et pétrolières et la pêche.
M. Piebalgs avait déclaré dans un entretien avec EURACTIV en mai 2005 : « Nous avons des champs de gaz prometteurs en Russie et en Norvège, mais nous n’avons pas une idée exacte de la quantité disponible ni du prix que coûtera l’exploration ».
Le sommet UE-Norvège de 2005 a confirmé l’intérêt des deux parties à renforcer leur coopération sur l’efficacité énergétique, les énergies renouvelables et la sécurité de l’approvisionnement énergétique, dont les activités d’exploration et d’exploitation de la région Arctique.