L’UE s’installe à Benghazi

Catherine Ashton, la Haute-Représentante de l’Union européenne pour la politique extérieure, s’est rendue à Benghazi pour affirmer le soutien de l’UE aux rebelles libyens.

EURACTIV.fr
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Catherine Ashton, la Haute-Représentante de l’Union européenne pour la politique extérieure, s’est rendue à Benghazi pour affirmer le soutien de l’UE aux rebelles libyens.

Au mois de mars, Catherine Ashton avait ouvertement refusé de prendre les devants par rapport aux pays de l’UE en reconnaissant la légitimité de la rébellion libyenne, malgré des demandes du Parlement européen.  

C’est aujourd’hui de l’histoire ancienne. 

L’ampleur du soutien 

Le 22 mai, la Haute-Représentante de l’UE s’est rendue à Benghazi pour affirmer son soutien au Conseil national de transition (CNT).

« J’ai vu les affiches sur la route venant de l’aéroport proclamant ’Nous avons un rêve’, et je suis ici aujourd’hui pour expliquer notre soutien à court terme, mais aussi l’ampleur de notre soutien », a-t-elle déclaré lors d’une conférence de presse. La baronne britannique est la plus haute responsable étrangère à faire le voyage à Benghazi, le fief des rebelles.

Elle a profité de l’occasion pour inaugurer la nouvelle représentation de l’UE dans le pays en sa qualité de vice-Présidente de la Commission européenne. « Nous cherchons à aider, non pas seulement aujourd’hui, mais aussi longtemps que la population de ce pays en exprimera le voeu ». 

Durcir les sanctions 

Le président du CNT, Moustafa Abdeldjeïl s’est exprimé au nom du peuple libyen qui « apprécie cette visite et apprécie le soutien de l’Union européenne à la révolution depuis son début ». Selon lui, ce déplacement « montre le soutien croissant que l’Union européenne apporte à notre volonté d’avoir un État démocratique et libre ».

Trois mois après le début des combats, les rebelles ne contrôlent pas réellement l’Est du pays. A l’Ouest, Misrata est assiégée depuis plusieurs semaines par les forces du colonel Kadhafi mais résiste grâce au soutien de l’aviation de l’OTAN. 

Selon des sources diplomatiques occidentales la semaine dernière, les Vingt-Sept envisagent de durcir leurs sanctions à l’encontre du régime de Mouammar Kadhafi en interdisant les importations et exportations de carburant d’atteindre les ports libyens.