La Commission juge bénéfique une hausse des frais universitaires
L'augmentation des frais d'inscription n'aurait pas nécessairement un impact négatif tant que les aides d'État augmentent en conséquence, selon une étude de la Commission rendue publique le 23 juin.
L’augmentation des frais d’inscription n’aurait pas nécessairement un impact négatif tant que les aides d’État augmentent en conséquence, selon une étude de la Commission rendue publique le 23 juin.
L’étude « Les changements dans le partage des coûts ont-ils un impact sur le comportement des étudiants et celui des institutions de l’enseignement supérieur ? » révèle que, même parmi les étudiants issus des catégories socio-économiques inférieures, la hausse des droits d’inscription n’est pas un problème sauf en cas de variation d’une ampleur exceptionnelle.
Elle peut en revanche se traduire par une baisse des inscriptions des étudiants les plus âgés. L’étude de la Commission souligne que les bourses et/ou les prêts sont essentiels pour compenser les effets négatifs des droits ou des hausses de droits sur les inscriptions universitaires.
« Les droits d’inscription constituent une réalité pour une grande partie des étudiants européens – et un sujet de controverse », a déclaré Androulla Vassiliou, commissaire européenne chargée de l’éducation, de la culture, de la jeunesse et des sports.
« Cette étude remet en question certaines hypothèses communément admises et fournit des éléments précieux pour alimenter le débat en cours au sein de l’UE concernant la meilleure manière de financer l’enseignement supérieur pour que les établissements offrent le meilleur enseignement possible à un nombre croissant d’étudiants, tout en garantissant un accès équitable», a-t-elle continué.
L’étude financée par la Commission et réalisée par des chercheurs indépendants a analysé l’impact de l’adaptation des droits d’inscription au cours des 15 dernières années dans neuf pays qui utilisent des modèles de financement différents [Allemagne, Autriche, Canada, Corée du Sud, Finlande, Hongrie, Pologne, Portugal et Royaume-Uni].
Pour les établissements d’enseignement supérieur, la mise en place de droits d’inscription se traduit généralement par une augmentation des ressources totales. Toutefois, les nouvelles recettes provenant des droits ne sont pas toujours investies dans des mesures en faveur de la qualité de l’enseignement telles que la création de nouveaux postes d’enseignants, rapporte l’étude.
Enfin, il ne semble pas que les droits d’inscription rendent les systèmes universitaires publics plus réactifs à l’évolution de la demande (par exemple par le développement de nouveaux types de programme): de nombreux facteurs, dont la tradition, le prestige et les règles en matière d’accréditation, influent sur la façon dont les établissements agissent.