Bruxelles soutient la Cour pénale internationale après des sanctions infligées par les États-Unis
Cette réprimande est intervenue au lendemain de l'imposition de sanctions par les États-Unis, qui ont accusé la CPI d'« abus de pouvoir ».
L’Union européenne s’est démarquée de Washington mercredi après la décision des États-Unis d’imposer des sanctions à la présidente de la Cour pénale internationale (CPI).
Ce bras de fer ouvre une nouvelle fracture transatlantique sur la question de la justice internationale, Washington cherchant à isoler la Cour siégeant à La Haye tandis que Bruxelles défend son indépendance.
« [Le président du Conseil, António Costa] et moi-même soutenons fermement la CPI, sa présidente Tomoko Akane et les fonctionnaires qui défendent sa mission », a écrit von der Leyen sur les réseaux sociaux.
« Pour mener à bien cette mission essentielle, ses juges et ses fonctionnaires doivent pouvoir agir en toute indépendance et sans pression extérieure », a-t-elle ajouté.
Mardi, les États-Unis ont annoncé des sanctions à l’encontre de hauts responsables de la CPI pour « abus de pouvoir » de la part de la Cour, selon le secrétaire d’État américain Marco Rubio.
La Cour « est une juridiction supranationale corrompue et fatalement politisée qui a abusé de manière malveillante de son autorité et outrepassé son mandat », a-t-il déclaré dans un communiqué.
La CPI est une juridiction permanente et indépendante chargée de poursuivre les individus pour génocide, crimes de guerre et crimes contre l’humanité.
La CPI a réagi en affirmant que ces sanctions « portent atteinte à l’État de droit ».
(mm)