La Commission réclame une forte hausse du budget "Justice et sécurité" de l'UE [FR]

Une augmentation de 300% des dépenses affectées aux politiques de justice et de sécurité constituerait un "strict minimum", selon le Commissaire Franco Frattini, en charge du portefeuille "Liberté, justice et sécurité".

Une augmentation de 300% des dépenses affectées aux politiques de justice et de sécurité constituerait un « strict minimum », selon le Commissaire Franco Frattini, en charge du portefeuille « Liberté, justice et sécurité ».

Cette demande de hausse du budget « Justice et sécurité » entre dans le cadre des dernières propositions formulées par la Commission au titre du cadre financier 2007-2013. Le Commissaire Frattini l’a justifiée en indiquant que l’UE devait désormais accéder au statut de « fournisseur » de sécurité pour ses citoyens, et non plus se contenter d’être une « consommatrice » de la protection fournie par ses partenaires internationaux.

Les propositions budgétaires relevant de la rubrique « Liberté, justice et sécurité » ont été adoptées par le collège des Commissaires mercredi 6 avril. La hausse des dépenses réclamée par la Commission doit notamment servir à financer trois programmes-cadres couvrant trois domaines :

  • solidarité et gestion des migrations
  • sécurité et sauvegarde des libertés
  • droits fondamentaux et justice.

En matière de migration, le Commissaire a indiqué qu’une aide communautaire serait apportée aux Etats membres (en particulier les nouveaux entrants) devant assumer le contrôle des frontières extérieures de l’Union. En mai, la Commission proposera officiellement la mise en place d’un « système d’alerte préalable » via lequel les Etats membres devront informer leurs partenaires de tout changement intervenu dans leur politique d’immigration (voir EURACTIV 11 février 2005).

Tout en excluant la création d’un « service secret européen », M Frattini a souligné que la coopération entre Etats membres était primordiale en matière de lutte contre la « menace permanente » que constitue le terrorisme. Le Commissaire a également plaidé en faveur d’un dialogue interconfessionnel impliquant les dirigeants modérés de chaque religion – ce dialogue étant selon lui un facteur fondamental de prévention des conflits entre communautés.