La Commission révèle son plan de travail pour 2010 et au-delà
Combattre la crise économique et ses impacts sociaux sont les principales priorités de la Commission européenne pour l'année à venir et au-delà. Toutefois, le plan de travail de l'exécutif de l'UE a été qualifié par les socialistes de "programme de perte d'emplois".
Combattre la crise économique et ses impacts sociaux sont les principales priorités de la Commission européenne pour l'année à venir et au-delà. Toutefois, le plan de travail de l'exécutif de l'UE a été qualifié par les socialistes de "programme de perte d'emplois".
La Commission a insisté sur quatre éléments principaux dans son programme de travail :
- combattre la crise économique et soutenir l'économie sociale de marché de l'UE
- construire un agenda citoyen pour mettre les personnes au centre de l'action européenne
- développer un agenda extérieur ambitieux et cohérent avec une portée mondiale
- moderniser les instruments européens et les façons de travailler
Croissance et emplois
La prédominance du combat contre la crise économique dans le programme de travail de long terme de la Commission confirme les prévisions selon lesquelles la récession en Europe pourrait durer, en particulier sur le front de l'emploi.
Pour combattre cette situation, la Commission a d'ores et déjà présenté sa stratégie Europe 2020 pour une croissance intelligente, durable et inclusive, qui a reçu un soutien partiel des dirigeants de l'UE lors de leur récent sommet de mars (EURACTIV 26/03/10).
Pour poursuivre les objectifs de la stratégie, Bruxelles entend présenter ses propositions sur l'éducation, l'action climatique, l'énergie, les retraites, l'emploi et l'inclusion sociale pour les années à venir.
Les premières mesures, qui doivent être présentées en 2010, concernent en premier lieu le marché unique européen et la réforme du secteur financier. Le commissaire au Marché intérieur Michel Barnier prévoit de mettre en avant des propositions législatives sur les marchés dérivés (d'ici l'été), sur les "credit default swaps" (CDS – d'ici l'automne) et sur les exigences de capital (d'ici la fin de l'année), entre autres.
Dans les prochains mois, la Commission prévoit également de proposer un système de coordination et de surveillance renforcé des politiques économiques des membres de la zone euro (EURACTIV 24/03/10), ainsi que des options pour la mise en place d'un fonds de secours bancaire (EURACTIV 22/03/10).
Pour s'occuper des questions sociales soulevées par la crise économique, Bruxelles va proposer un agenda pour de nouvelles compétences set de nouveaux emplois, destinés à augmenter la mobilité du travail et créer une plateforme européenne pour combattre la pauvreté.
Commerce et rôle de l'UE dans le monde
Avec l'entrée en force du traité de Lisbonne, le rôle de l'UE en tant qu'acteur mondial devrait se renforcer, notamment avec la nomination de Catherine Ashton en tant que Haute représentante pour la politique étrangère et de sécurité et avec l'établissement du service diplomatique européen (Service européen d'action extérieure, voir le LinksDossier d'EURACTIV).
La Commission a déclaré être engagée dans le renforcement de l'UE non seulement en tant que pouvoir politique, mais aussi en tant que bloc économique pour pouvoir faire face aux défis économiques et financiers internationaux.
L'une des leçons clefs de la crise mondiale, c'est que la taille de l'UE et de la zone euro compte pour influencer les réponses politiques mondiales, affirme le programme de travail de la Commission. Bruxelles proposera de consolider la représentation de l'UE dans les institutions financières internationales, souligne le document.
Dans les années à venir, la Commission proposera une approche en trois étapes pour augmenter l'effectivité et l'efficacité de la représentation de la zone euro et de l'UE au sein du Fonds monétaire international et de la Banque mondiale, affirme le programme.
Le commerce figure également parmi les principales priorités, avec une stratégie commerciale pour 2020 qui est attendue pour l'automne. L'objectif est de continuer à travailler afin de réduire les barrières aux flux commerciaux et d'investissements internationaux.
Clôturer le Cycle de Doha et ouvrir de nouvelles négociations mondiales sur les secteurs du futur, comme les secteurs des hautes technologies, des technologies environnementales et de la standardisation internationale seront les objectifs cruciaux de la stratégie commerciale.