La France veut une "remise à plat" de la Directive sur les services
Invoquant son refus de toute forme de dumping social ou fiscal, le président français Jacques Chirac a demandé que le projet de "Directive Bolkestein" sur les services soit entièrement revu.
Invoquant son refus de toute forme de dumping social ou
fiscal, le président français Jacques
Chirac a demandé que le projet de « Directive Bolkestein »
sur les services soit entièrement revu.
Les syndicats européens, qui avaient organisé des manifestations
massives à l’automne dernier pour protester contre la
« Directive Bolkestein » visant à libéraliser le secteur des
services, peuvent désormais compter sur un allié
puissant.
Le président Jacques Chirac a en effet demandé,
mercredi 2 février, que le projet de
Directive soit entièrement « remis à plat » par
la Commission. Un porte-parole du président français a indiqué
qu’une telle position devait être interprétée comme « un refus de
tout dumping fiscal, social ou réglementaire ».
En cause, aux yeux du président Chirac : le
« principe du pays d’origine », en vertu duquel une
entreprise vendant ses services à l’étranger restera soumise à la
législation de son pays d’implantation.
La libéralisation des services constitue
un aspect important de la stratégie de Lisbonne visant
à rendre l’économie européenne plus dynamique. Consciente de
l’enjeu, la Commission s’est aussitôt efforcée de désamorcer la
polémique.
Le Commissaire en charge des entreprises et de l’industrie,
l’Allemand Günter Verheugen, a ainsi déclaré que la
Commission était prête à « travailler activement et de
façon constructive » pour parvenir à un « consensus acceptable », en
se concentrant en particulier sur le sujet du « principe du pays
d’origine, et sur son impact potentiel sur certain
secteurs ».