La gauche radicale se braque contre le nouveau commissaire à l'emploi

Barbara Spinelli a demandé au Parlement européen de s'opposer à la candidature de Jyrki Katainen au poste de vice-président de l'emploi et de la croissance. Motif : l’ancien premier ministre est un fervent défenseur des politiques d'austérité.

EURACTIV.com
Jyrki Katainen [European People’s Party/Flickr]
Jyrki Katainen [European People's Party/Flickr]

Barbara Spinelli a demandé au Parlement européen de s’opposer à la candidature de Jyrki Katainen au poste de vice-président de l’emploi et de la croissance. Motif : l’ancien premier ministre est un fervent défenseur des politiques d’austérité.

Dans une lettre envoyée à tous les eurodéputés du Parlement européen, l’eurodéputée italienne Barbara Spinelli de la Gauche unitaire européenne, demande au Parlement européen de voter contre le Finlandais Jyrki Katainen, « s’ils veulent rester crédible aux yeux des citoyens qu’ils représentent ».

Jean-Claude Juncker, le nouveau président de la Commission a en effet nommé le Finlandais au poste clé de vice-président à l’emploi, à la croissance, à l’investissement et à la compétitivité. Or il se trouve que le potentiel futur commissaire est un ardent promoteur des politiques d’austérité.

Jean-Claude Juncker a assigné dans sa lettre de nombreuses missions au Finlandais : contribuer à la création d’emplois, stimuler les investissements, améliorer la compétitivité des économies européennes et d’une manière générale soutenir l’Europe pour renouer avec la croissance.

De plus, Jyrki Katainen devra  mener une profonde réforme structurelle au sein de l’UE afin de poser les bases pour une croissance économique.

Barbara Spinelli est l’une des voix les plus critiques à l’encontre de l’ancien premier ministre finlandais.« [Jyrki Katainen] restreindra de façon drastique les droits des travailleurs et cherchera à affaiblir le rôle crucial joué par les syndicats », a-t-elle écrit dans sa lettre.

À la place des politiques d’austérité, l’eurodéputée italienne propose d’instaurer une taxe sur les transactions financières, sur les émissions de carbone, pour lever les fonds nécessaires à la stratégie d’investissement de l’Union européenne.

La commission emploi et affaires sociales sur le pied de guerre

L’une des auditions publiques du Finlandais aura lieu devant la commission de l’emploi et des affaires sociales au Parlement européen. Dans une lettre publiée le vendredi 19 septembre, les eurodéputés membres ont exprimé leurs inquiétudes quant à la candidature de M. Katainen.

Ils demandent au Finlandais d’exposer les méthodes qu’il compte mettre en place en vue de créer des emplois et un cadre équilibré pour assurer les libertés économiques tout en garantissant les droits sociaux fondamentaux.

Lors d’une presse conférence du 24 septembre, la vice-présidente de la commission emploi, Marita Ulvskog, une sociale-démocrate suédoise, a indiqué que la commission prêtera la plus grande attention aux méthodes de travail qu’envisage de mettre en oeuvre M. Katainen. Les eurodéputés espèrent ainsi que le Finlandais œuvrera en étroite collaboration avec Marianne Thyssen, la commissaire belge qui se consacrera à l’emploi et aux affaires sociales dans la prochaine Commission européenne.