La Grande-Bretagne lance une nouvelle mesure contre le « tourisme social »
Le gouvernement britannique vient de présenter de nouvelles règles visant à lutter contre le tourisme social en limitant l'accès des migrants européen aux aides sociales des travailleurs.
Le gouvernement britannique vient de présenter de nouvelles règles visant à lutter contre le tourisme social en limitant l'accès des migrants européen aux aides sociales des travailleurs.
Les prestations sociales en faveur des migrants européen reculent encore en Grande-Bretagne.
À partir du 1er mars, les migrants européens travaillant au Royaume-Uni devront justifier d'un seuil minimum de revenus s'ils veulent bénéficier des aides sociales auxquelles ont accès les travailleurs britanniques.
Avec cette mesure, le premier ministre britannique, David Cameron compte réduire le nombre de migrants entrant en Grande-Bretagne. Il veut ainsi apaiser les craintes suscitées par le « tourisme social » mais aussi tenter d'endiguer le départ de son électorat vers le Parti de l'indépendance britannique (UKIP).
« Les citoyens britanniques estiment à juste titre que les migrants devraient apporter une contribution à ce pays et ne devraient pas être attirés par notre système de prestations sociales », a affirmé Iain Duncan Smith, secrétaire d'État britannique au travail et aux retraites.
En vertu de ce nouveau système, toute personne devra avoir le statut de travailleur pour bénéficier d'allocations. Pour obtenir ce statut, le travailleur devra justifier d’un salaire de 150 livres sterling (182 euros) par semaine, soit 24 heures de travail sous le salaire minimum britannique. Si une personne gagne moins, elle fera l'objet d'une enquête approfondie des autorités britanniques, qui devront déterminer si le travail effectué est « réel et effectif » ou « marginal et accessoire ».
« Ces réformes feront en sorte que nous ayons un système équitable qui apporte son soutien aux véritables travailleurs et chercheurs d'emploi, mais n'autorisent pas les personnes à venir dans notre pays et tirer profit de notre système de prestations sociales », a expliqué Duncan Smith.
Les migrants sans travail n’auront pas droit à un logement, à la retraite et à d'autres avantages. Ces nouvelles règles s'appliqueront également aux ressortissants de l'Islande, du Liechtenstein et de la Norvège.
Des représentants de l'UE ont critiqué à plusieurs reprises la Grande-Bretagne pour son attitude de plus en plus dure vis-à-vis de l'immigration. Ces divergences viennent envenimer les relations entre Bruxelles et Londres, déjà difficiles en raison de la volonté britannique de renégocier ses liens avec l’UE.
Afin d'apaiser les députés eurosceptiques au sein de son propre parti, le premier ministre David Cameron multiplie les mesures anti-immigration.
Il a déjà déclaré que la Grande-Bretagne arrêterait d'octroyer des aides au logement aux migrants sans emploi à partir d'avril. Il a également mis en place des règles empêchant les migrants européens de pouvoir réclamer des prestations sociales dès leur arrivée sur le territoire britannique.