La Grèce demande de l'aide pour absorber les fonds structurels
Lors d’un discours prononcé hier (22 novembre) à la commission du développement régional du Parlement, le ministre grec du développement, de la compétitivité et de la marine, Michalis Chrisochoidis, a souligné l’importance de l'accélération des procédures d’absorption des fonds structurels avec le soutien de l’UE.
Lors d’un discours prononcé hier (22 novembre) à la commission du développement régional du Parlement, le ministre grec du développement, de la compétitivité et de la marine, Michalis Chrisochoidis, a souligné l’importance de l'accélération des procédures d’absorption des fonds structurels avec le soutien de l’UE.
Lors de la réunion de la commission du développement régional, Michalis Chrisochoidis a souligné que la Grèce serait incapable de résoudre ses problèmes de dette sans investir dans des projets visant à relancer la croissance.
« Notre objectif est de promouvoir des projets et des infrastructures utiles pour les citoyens qui lanceront le processus de développement, mais qui apporteront également un soulagement et des solutions au problème majeur du chômage, surtout chez les jeunes », a déclaré le ministre grec aux eurodéputés mardi (22 novembre).
14 milliards d'euros toujours bloqués
M. Chrisochoidis, qui a officiellement annoncé sa candidature à la présidence du PASOK, a souligné les quelques bonnes performances économiques de la Grèce, comme l'augmentation substantielle des exportations de produits manufacturés, qui ont augmenté de 50 % en octobre 2011 par rapport à octobre 2010.
S'il est élu, M. Chrisochoidis remplacera George Papandreou, qui a démissionné du poste de premier ministre ce mois-ci mais demeure à la tête du PASOK.
Il a brièvement évoqué l'augmentation du taux d'absorption des fonds régionaux de l'UE ainsi que les amendements des règles européennes qui ont permis à la Banque européenne d'investissement (BEI) de financer de petites entreprises. Une nouvelle loi sur l'investissement a déjà attiré des propositions de projets pour 1,5 milliard d'euros, a-t-il affirmé.
« A ce stade, l'accélération des procédures d'absorption est la pierre angulaire du développement régional », a-t-il expliqué. « Il est crucial de débloquer ces 14 milliards d'euros qui dorment dans des projets et des missions dépassés et de promouvoir de nouveaux projets pour soutenir l'économie régionale et les communautés locales. »
Entre 2007 et novembre 2011, la capacité de la Grèce à absorber l'aide régionale de l'UE a atteint 25,9 % des sommes totales allouées, avec des contrats actifs pour 8 milliards d'euros, contre près de zéro en 2009. Entre juin et octobre 2011, la capacité d'absorption a augmenté de 38,3 % en comparaison à la même période l'année précédente.
M. Chrisochoidis a affirmé qu'une meilleure coopération avec les partenaires européens de la Grèce était nécessaire pour relever les défis de la bureaucratie et de la centralisation avec lesquels le pays se débat depuis des années.
« Nous devons améliorer la gestion des fonds structurels de l'UE et mettre sur pied un plan d'action global qui améliorera la gestion des projets », a déclaré M. Chrisochoidis, saluant le soutien apporté par le groupe de travail chargé par la Commission européenne d'aider la Grèce à relancer son économie.
« Afin de continuer la mise en oeuvre dynamique des programmes régionaux, nous devons soutenir le système actuel de contrôle des objectifs d'absorption pour chaque plan d'entreprise et chaque projet », a-t-il expliqué, invitant les ministres européens de la politique régionale à faire de nouvelles propositions et à partager leur savoir-faire au cours des prochaines réunions.
Resserrement du crédit
D'importants défis demeurent, a déploré le ministre, soulignant surtout la détérioration des conditions de crédits pour les entreprises. « Chaque jour, je vois des entreprises parfaitement saines fermer en raison du manque de liquidités, et je peux vous assurer que nous faisons d'énormes efforts avec nos partenaires pour résoudre ce problème », a-t-il affirmé.
M. Chrisochoidis a remercié la commission du développement régional du Parlement pour avoir soutenu la proposition de la Commission pour une augmentation de la part de cofinancement de l'UE pour les projets en Grèce. L'avis favorable de cette commission sera soumis à un vote lors de la prochaine session plénière à la fin du mois de novembre.
Pour lutter contre le manque de liquidités, le ministre a demandé une mise en oeuvre rapide du nouveau programme de financement de l'UE pour les PME, intitulé Jeremie, qui accordera des microcrédits, des capitaux à risque et des prêts aux petites entreprises. Il souhaite également que la création d'un fonds de garantie européen plus large soit accélérée. Ce fonds comprendra 1,5 milliard d'euros et soutiendra des initiatives de développement et la construction d'infrastructures en Europe.
M. Chrisochoidis a une fois de plus mis en avant les « sacrifices » auxquels a consenti la population grecque et a demandé aux eurodéputés d'encourager ces efforts en facilitant les procédures d'absorption des fonds structurels de l'UE.
La présidente de la commission du développement régional au Parlement européen, Danuta Maria Hübner, a soutenu ces propositions, mais elle a insisté sur le fait que la « performance locale » était cruciale pour atteindre les objectifs de développement.
« Il est important que ces efforts en matière de développement émanent d'une initiative régionale, dans la mesure où ce type d'objectifs doit être atteint de manière ascendante. »