La Pologne présente un logo inspiré de Solidarno?? pour sa présidence
Hier (10 mai), la Pologne a révélé un logo inspiré du drapeau emblématique de Solidarno??, le syndicat indépendant qui a contribué à faire tomber le communisme, pour sa prochaine présidence de l’Union européenne, qui doit débuter le 1er juillet et se poursuivre jusqu’à la fin de l’année.
Hier (10 mai), la Pologne a révélé un logo inspiré du drapeau emblématique de Solidarno??, le syndicat indépendant qui a contribué à faire tomber le communisme, pour sa prochaine présidence de l’Union européenne, qui doit débuter le 1er juillet et se poursuivre jusqu’à la fin de l’année.
Ce logo coloré est composé de six flèches vers le haut en six couleurs différentes : rouge, pour symboliser la Pologne avec son drapeau national, orange, bleu, vert, noir et jaune.
« Le créateur est le remarquable artiste graphique Jerzy Janiszewski, l'auteur du logo de Solidarité entre autres », a déclaré le premier ministre polonais Donald Tusk, cité par une radio polonaise lors de l'évènement de lancement à Varsovie lundi.
« Nous pensons aussi que M. Janiszewski est parvenu à montrer que Solidarité est devenue la base d'un autre succès, à savoir que la Pologne est reconnue pour ses avancées, son énergie, pour le fait que nous sachions comment gagner et que nous n'ayons pas peur de défis totalement nouveaux », a ajouté le premier ministre.
M. Tusk était accompagné du premier ministre danois, Lars Løkke Rasmussen et du président chypriote, Dimitris Christofias. La Pologne sera replacée à la barre de l'UE par le Danemark au premier semestre de l'année prochaine et puis par Chypre au second semestre.
Dans le même temps, la page Facebook de la présidence polonaise de l'UE a attiré en deux heures 176 personnes qui ont « aimé » le logo.
Des défis difficiles
Le ministre polonais des affaires européennes, Miko?aj Dowgielewicz, a déclaré dans un entretien à la radio polonaise que les défis que la présidence de son pays devrait relever seraient multiples.
Il a expliqué que son pays devrait lancer « un des débats les plus difficiles sur la politique d'immigration » et gérer les plans de sauvetage « pour certains Etats membres de la zone euro ».
La France et l'Italie sont en conflit sur l'arrivée à Lampedusa de dizaines de milliers d'immigrés qui fuient les soulèvements en Afrique du Nord, ce qui a amené la Commission européenne à récemment publier des propositions vouées à mieux gérer les migrations.
En effet, le débat sur l'« amélioration » de l'accord qui gouverne l'espace de libre circulation de Schengen devrait avoir lieu lors du sommet du 23-24 juin sous l'actuelle présidence hongroise.
Toutefois, la déclaration de M. Dowgielewicz semble indiquer que Varsovie ne s'attend pas à ce que le problème soit réglé de si tôt.
Le ministre polonais chargé des affaires européennes à l'air d'être du c ôté de ceux qui craignent qu'une révision de Schengen mène en fait au démantèlement de la zone de libre circulation.
Il a dit que personne ne souhaitait réellement démanteler Schengen, mais qu'il s'agissait certainement d'un problème politique dans des pays comme la France et l'Italie et qu'il faudra voir ce qui peut être fait pour les rassurer sans pour autant détruire Schengen.
« La Pologne défendra l'idée de Schengen, car nous pensons qu'il s'agit d'une des plus grandes réalisations de l'UE », a-t-il ajouté.
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