La première femme présidente élue en Slovénie

Nataša Pirc Musar, une avocate de gauche, ancienne commissaire à la protection des données et néophyte en politique, a été élue présidente, devenant ainsi la première femme à occuper ce poste en Slovénie.

sta.si
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Mme Pirc Musar a battu le député conservateur Anže Logar avec près de 54 % des voix lors du second tour de scrutin, dimanche (13 novembre). [EPA-EFE/IGOR KUPLJENIK]

Nataša Pirc Musar, une avocate de gauche, ancienne commissaire à la protection des données et néophyte en politique, a été élue présidente, devenant ainsi la première femme à occuper ce poste en Slovénie.

Mme Pirc Musar a battu le député conservateur Anže Logar avec près de 54 % des voix lors du second tour de scrutin, dimanche (13 novembre). Il s’agit de la deuxième marge la plus faible dans une élection présidentielle, alors que celui de M. Logar est le meilleur résultat pour un candidat conservateur à ce jour.

Mme Pirc Musar est entrée dans la course en tant qu’indépendante, soutenue par deux anciens présidents de gauche, avant d’obtenir le soutien du Premier ministre Robert Golob et des deux plus grands partis de la coalition, juste avant le second tour.

Dans son discours d’acceptation, elle a déclaré que son principal objectif serait d’être la présidente de tous les Slovènes, de surmonter les divisions politiques — ce qu’elle est en mesure de faire en tant que candidate indépendante — et de promouvoir un dialogue tolérant entre tous.

« La diversité fait notre richesse », a-t-elle déclaré, décrivant la Slovénie comme « une mosaïque de diversité » qui doit être entretenue.

Au cours de la campagne, Mme Pirc Musar, qui s’est appuyée sur sa longue expérience en matière de défense des droits de l’homme, a indiqué qu’elle s’exprimerait davantage sur les questions d’actualité que ne l’a fait le président sortant, Borut Pahor.

Ce dernier a fait l’objet de nombreuses critiques pour ne pas avoir dénoncé l’approche maladroite du gouvernement précédent dans la gestion de la pandémie de Covid-19 et la répression des manifestations antigouvernementales.

Elle a déclaré que le président se doit de s’exprimer lorsque « les droits de l’homme sont violés, lorsque les discours haineux prennent le pas sur les discours respectueux, lorsque la constitution et la loi sont violées, lorsque l’État-providence s’effondre et que la démocratie se voit couper les ailes ».

En politique étrangère, elle aspire à ce que tous les pays des Balkans occidentaux rejoignent l’UE dès que possible. Elle prévoit de poursuivre la stratégie actuelle de politique étrangère du pays et le processus Brdo-Brijuni initié par Pahor. Toutefois, elle estime que les réunions entre les dirigeants des Balkans occidentaux ne suffisent pas.