La probabilité d’un défaut en Grèce serait de 85%, selon les marchés
Pour le moment, aucun accord n’a été trouvé sur la participation du secteur privé au renflouement du pays.
Pour le moment, aucun accord n’a été trouvé sur la participation du secteur privé au renflouement du pays.
L’annonce de la Banque centrale européenne de la hausse de son principal taux directeur, jeudi 7 juillet, n’a pas calmé les marchés. Les taux d’intérêt à long terme de l’Irlande et de l’Italie et de l’Espagne ont augmenté de tel manière que les marchés chiffrent désormais la probabilité d’un défaut de paiement de la dette grecque à 85%, selon Les Echos.
Vendredi 8 juillet, le conseil d’administration du Fonds monétaire international (FMI) devrait approuver le déblocage d’une tranche de trois milliards d’euros afin d’aider la Grèce à rembourser la partie de sa dette arrivant à échéance en juillet.
De leur côté, les grandes banques internationales peinent à s’entendre sur la participation des créanciers privés au renflouement d’une partie de la dette grecque. Réunies à Rome, jeudi 7 juillet, elles ne sont pas parvenues à un accord.
Où l’on reparle de l’option allemande
Deux options s’opposent. De son côté, la France a proposé que les créanciers privés refinancent au moins 70% de la dette grecque arrivant à maturité jusqu’à la fin 2014 sous forme d’obligations à 30 ans sur une base volontaire. Mais cette option a soulevé des objections de la part de l’agence de notation Standard & Poor’s en début de semaine. Selon elle, ce système pourrait revenir à un défaut « sélectif » d’Athènes.
La proposition française est une alternative au plan défendu par l’Allemagne de procéder à un échange des obligations grecques. Mais cette dernière est considérée comme un “événement de crédit” pour les agences, ce qui entrainerait un défaut de la Grèce. Elle a donc été écartée au début du mois de juin.
Aucune option n’étant, semble-t-il, susceptible d’éviter un défaut de la Grèce, l’option de Berlin revient sur la table.
« L’idée d’un échange d’obligations grecques fut l’une des options discutées ce matin à Rome », a dit une source citée par Reuters.
Participation obligatoire?
Le ministre hollandais des Finances Jan Kees de Jager a pour sa part estimé jeudi, dans un entretien au quotidien Het Financieele Dagblad, qu’il fallait faire pression sur les banques pour qu’elles contribuent à un renflouement de la Grèce. Selon lui, l’idée de leur participation volontaire n’est pas réaliste.
« Nous travaillons toujours dans le cadre qui a été fixé par le Conseil européen », a réagi la porte-parole du gouvernement français et ministre du Budget, Valérie Pécresse. « Le Conseil européen a fixé un cadre pour les modalités d’association du secteur privé. Ce cadre est une participation substantielle du secteur privé et une participation strictement volontaire », a-t-elle ajouté.