La stratégie de la mer Baltique donne des "résultats tangibles"

Un an après la mise en place de la première "macro-région" en Europe, qui rassemble 10 pays regroupés autour de la mer Baltique, des résultats positifs peuvent déjà être observés, selon Johannes Hahn, le commissaire européen en charge de la politique régionale. 

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Un an après la mise en place de la première "macro-région" en Europe, qui rassemble 10 pays regroupés autour de la mer Baltique, des résultats positifs peuvent déjà être observés, selon Johannes Hahn, le commissaire européen en charge de la politique régionale. 

Lors du sommet du Conseil européen des 29 et 30 octobre 2009, les dirigeants de l’UE ont pris la décision de créer la première macro-région européenne.

A ce moment-là, cela a été perçu comme un important pas en avant, alors que l’Union cherchait à établir la coopération entre les partenaires stratégiques à travers un large éventail de domaines politiques, dont la viabilité environnementale, la prospérité économique et la sécurité.

La stratégie de l’UE pour la région de la mer Baltique (EUSBSR) rassemble un total de dix pays : huit Etats membres (Suède, Finlande, Estonie, Lettonie, Lituanie, Pologne, Allemagne et Danemark) et deux pays extérieurs, la Norvège et la Russie.

La stratégie rentre dans le modèle de coopération « Dimension septentrionale », développé avec la Norvège et la Russie au cours des dix dernières années, qui rassemble les politiques externes et transfrontalières visant à promouvoir la sécurité et la stabilité dans la région, et à adresser les défis environnementaux incluant des questions telles que les déchets nucléaires et la gestion de l’eau.

La Commission indique des résultats positifs

Après la première année de la stratégie, la Commission européenne pense que des résultats positifs peuvent déjà être perçus. Ce message a été souligné lors du 1er Forum annuel pour la stratégie de l’UE pour la région de la mer Baltique, qui a eu lieu à Tallinn plus tôt dans ce mois-ci et a été composé par les représentants politiques et les fonctionnaires des gouvernements nationaux et régionaux de tous les pays participants.

S’adressant à la conférence dans la capitale estonienne, Johannes Hahn, le commissaire européen en charge de la politique régionale, a souligné que la stratégie de la mer Baltique « n’est plus un exercice théorique ». Il a insisté sur le fait que « beaucoup de résultats tangibles » pouvaient déjà être perçus à travers la macro-région, et il a identifié trois domaines dans lesquels la stratégie a donné lieu à un progrès significatif.

Par exemple, les fonctionnaires indiquent les nombreux nouveaux projets lancés dans le cadre de la stratégie avec le soutien financier de l’UE.

M. Hahn est particulièrement satisfait du grand nombre de projets environnementaux, qui incluent les efforts pour nettoyer la mer Baltique en réduisant la pollution issue de l’agriculture et du trafic maritime. Pendant ce temps, les centres de recherche et d’innovation dans diverses villes sont soutenus par une nouvelle initiative appelée 'BSR Stars'.

La stratégie aide également à amener une coopération plus proche et plus efficace entre les pays participants quant au développement et à la mise en application de projets à grande échelle, notamment en relation avec l’énergie et l’infrastructure des transports. Un des objectifs est d’améliorer les installations portuaires, afin qu’un plus grand nombre de biens puissent être transportés par bateaux plutôt que par les routes.

Le troisième domaine de progrès concerne la coopération politique et les discussions sur les questions politiques, comme par exemple la manière de promouvoir le tourisme dans la région, la manière d’encourager le commerce transfrontalier, et la manière de coordonner le contrôle et la surveillance des bateaux navigant dans la mer Baltique. Selon M. Hahn, ce sont toutes des questions sur lesquelles « il n’y avait peu ou pas de coopération structurée à travers la région avant cette stratégie ».

Toutefois, la Commission concède qu’il y a encore de la place pour des améliorations, et les fonctionnaires de l’UE admettent qu’ils cherchent des moyens d’adresser un certain nombre de défis.

Par exemple, ils voient un besoin de renforcer la coordination transectorielle, en combinant des mesures environnementales au développement économique afin de créer des « emplois verts ». Ils espèrent également trouver des moyens de rationaliser les procédures de financement et de s’assurer que toutes les ressources disponibles soient utilisées de la meilleure manière possible.

La Commission européenne a préparé un projet de rapport qui décrit les résultats de la première année de la stratégie de la mer Baltique. Celui-ci invite les gouvernements nationaux et régionaux, ainsi que d’autres acteurs, à émettre des commentaires sur le projet de rapport avant que la version finale ne soit publiée.

Sur la base de l’expérience acquise à travers la stratégie de la mer Baltique, la Commission espère que l’idée de créer une « macro-région » va également inspirer d’autres groupes de pays. En décembre 2010, la Commission doit présenter une stratégie pour la région du Danube, qui impliquera au total 14 pays.