La Syrie sous le coup des sanctions européennes
Le chef d’État syrien Bachar El-Assad n’est pas directement visé par les mesures.
Le chef d’État syrien Bachar El-Assad n’est pas directement visé par les mesures.
Embargo sur les armes, gel des avoirs et interdiction de séjourner sur le territoire européen pour 13 personnalités politiques impliquées dans la répression des manifestants. Les sanctions prononcées par l’UE contre la Syrie prennent effet, mardi 10 mai, plus d’un mois après le début des mouvements de révolte contre le régime.
« Le but de ces mesures est de parvenir à un changement de politique (…) sans délai supplémentaire », a déclaré la Haute représentante de l’Union pour les affaires étrangères, Catherine Ashton. L’escalade des violences constatées sur place « est clairement contraire aux principes universels des droits de l’homme et des libertés fondamentales », a-t-elle ajouté.
Ce paquet de sanctions épargne cependant le président du pays Bachar El-Assad. Vendredi 6 mai, des lignes de fracture étaient apparues entre les ministres européens. Les responsables chypriote, grec et portugais ne s’étaient pas ralliés à l’idée de sanctionner le dirigeant syrien, contrairement à Paris, Berlin ou Londres.