La Turquie serait prête à rejoindre l’UE d’ici 2014

La Turquie prend actuellement un bon nombre de mesures politiques difficiles pour satisfaire les critères d’adhésion à l’UE et pourra rejoindre l’Union une fois qu’elle sera prête, comme l’a déclaré le ministre de l’Économie, Mehmet Simsek, tout en mettant en garde contre les tentatives de la France pour diluer la future adhésion du pays en un « partenariat privilégié ».

La Turquie prend actuellement un bon nombre de mesures politiques difficiles pour satisfaire les critères d’adhésion à l’UE et pourra rejoindre l’Union une fois qu’elle sera prête, comme l’a déclaré le ministre de l’Économie, Mehmet Simsek, tout en mettant en garde contre les tentatives de la France pour diluer la future adhésion du pays en un « partenariat privilégié ».

En bref :

Lors d’une rencontre organisée par le think tank European Policy Centre, le 7 novembre 2007, Mehmet Simsek, ministre turc de l’Économie, a déclaré que la Turquie savait ce qu’elle devait faire pour satisfaire les critères d’adhésion et qu’elle était prête à remédier à ses manques. D’après lui, le pays peut adopter sans difficulté l’ensemble de l’acquis communautaire d’ici 2014. Par conséquent, il met en garde l’UE contre un désengagement suite à un éventuel conseil du Comité des sages de l’UE, qui sera créé pour se prononcer sur l’avenir à long terme de l’Europe. 

En réponse au rapport d’étape de la Commission sur l’adhésion d’Ankara, qui appelle à des réformes plus rapides, en particulier dans le domaine de la liberté d’expression, M. Simsek a déclaré que le gouvernement s’était engagé à changer l’article 301 du code pénal qui fait de « l’humiliation à l’identité turque » un crime. Cet article a été utilisé pour poursuivre des écrivains, notamment par rapport à leurs propos sur le massacre des Arméniens. 

M. Simsek considère le rapport annuel de la Commission juste, constructif et équilibré.  

Le président français Nicolas Sarkozy a appelé l’UE à créer un comité des sages pour étudier les meilleures possibilités pour l’avenir de l’Europe, notamment l’élargissement de ses frontières. Le sommet européen décidera de la mise en place du comité le mois prochain.

M. Sarkozy a clairement fait savoir qu’il préférait proposer à la Turquie un « partenariat privilégié » au lieu d’une adhésion complète à l’UE. En outre, sa récente idée d’une « Union méditerranéenne », incluant la France et la Turquie, ainsi que d’autres pays européens et nord-africains, a suscité une controverse à Ankara.

Au début du mois, Mustafa Oguz Demiralp, le secrétaire général turc chargé des Affaires européennes, avait confié à EURACTIV Turquie que les discours des dirigeants européens appelant à un « partenariat privilégié » avec la Turquie au lieu d’une adhésion à part entière avaient provoqué la « méfiance » du public turc à l’égard de l’UE. 

La Turquie « mérite d’adhérer à l’UE dès qu’elle aura rempli les exigences de l’adhésion », avait-il déclaré.