L'actu en capitales: Les sociaux-démocrates allemands divisés sur BMW

L’actu en capitales récapitule l’info de toute l’Europe, grâce au réseau de rédactions d’Euractiv.

spd_youth
Les sociaux-démocrates allemands divisés sur BMW.

L’actu en capitales récapitule l’info de toute l’Europe, grâce au réseau de rédactions d’Euractiv.

BERLIN

BMW en propriété collective : La direction du Parti social-démocrate (SPD) s’est distanciée du dirigeant de son propre mouvement de jeunesse, Kevin Kühnert, qui a demandé la collectivisation de grandes entreprises allemandes comme BMW.

« Il n’y a rien qui cloche avec la marque BMW. La seule question est pourquoi BMW devrait appartenir à quelques personnes qui ont le droit exclusif aux bénéfices », a-t-il déclaré à Die Zeit dans une interview. « La répartition des bénéfices doit être contrôlée démocratiquement. Cela exclut un propriétaire capitaliste. Sans une forme de collectivisation, il est impensable de vaincre le capitalisme. »

« Qu’est-ce qu’il avait fumé ? Pas un truc légal, c’est sûr », a réagi sur Twitter Johannes Kahrs, éminent député SPD. Le secrétaire général du parti, Lars Klingbeil, a tenté de calmer le jeu, assurant que ni lui ni le parti ne partageait cette idée, mais appelant à « plus de calme dans la discussion ». L’Union chrétienne-sociale conservatrice (CSU) pour sa part encouragé Kevin Kühnert à rejoindre la gauche allemande.

Toutefois, le Deutsche Welle indique que certaines personnalités du SPD n’ont pas trouvé choquantes les remarques de leur représentant jeunesse. Hilde Mattheis, membre du Bundestag, estime qu’il s’agit « d’une question qui devrait être discutée ».

« En ce moment, nous avons une industrie automobile tellement établie que ses erreurs se font au détriment des consommateurs. Je pense qu’il est tout à fait juste que nous nous demandions comment introduire plus de démocratie dans l’économie », a-t-elle déclaré au journal. « Le socialisme signifie que nous voulons mettre fin à toute forme d’injustice et, en principe, changer toute forme d’inégalité. »

Les Allemands divisés sur l’UE : Selon le dernier sondage mensuel ARD-Deutschlandtrend, les électeurs allemands ont un avis mitigé sur l’avenir des relations avec l’UE. 52 % des répondants estiment que l’Allemagne devrait approfondir ses liens avec l’Union (-5 % par rapport au sondage d’avril) et 27 % estiment que l’Allemagne se porterait mieux seule (+2 %).

La popularité des partis politiques allemands a également changé : la CDU d’Angela Merkel et son parti frère bavarois CSU tombant à 28 % le soutien aux Verts est resté à 20 %, le SPD de centre gauche récolte 18 %, l’AfD d’extrême droite 12 %, le Parti de gauche à 9 % et le FDP favorable aux entreprises à 8 %. (Claire Stam, Euractiv Allemagne)

MADRID

Les socialistes dans un gouvernement minoritaire ? Le Parti socialiste espagnol (PSOE) aimerait diriger un gouvernement minoritaire, sans entrer dans un pacte formel de coalition avec la gauche Unidas-Podemos (UP), arrivé en quatrième position lors des élections.

Toutefois, la formation d’un nouveau gouvernement prendra un certain temps. Selon les analystes, les partis préfèreraient attendre le résultat des élections européennes, régionales et municipales prévues pour le 26 mai, avant de prendre des mesures concrètes. (EuroEFE.EURACTIV.es)

ROME

Démission au gouvernement : Afin de désamorcer la tension entre le parti de droite Lega et le Mouvement 5 étoiles, le Premier ministre, Giuseppe Conte, va demander la démission d’Armando Siri, vice-ministre des Transports (Lega) qui fait actuellement l’objet d’une enquête pour corruption.

Selon le parquet, il aurait tenté de favoriser un entrepreneur de parc éolien lié à la mafia Cosa Nostra, Vito Nicastri, en échange d’un pot-de-vin de 30 000 euros, rapportait l’agence ANSA en avril. L’affaire a eu pour résultat de creuser davantage le fossé entre les deux partis au pouvoir, puisque le M5S demande son renvoi alors que la Lega le défend. (Gerardo Fortuna, Euractiv)

LONDRES

Du répit pour Theresa May : Les élections locales du 2 mai ont permis à Theresa May de souffler un peu, en déplaçant l’attention médiatique sur autre chose que l’impasse du Brexit. Plus de 8 000 sièges sont à pourvoir dans 259 conseils locaux en Angleterre et en Irlande du Nord, ainsi que six postes de maire. Aucune élection n’a lieu en Écosse, au Pays de Galles ou à Londres.

Les conservateurs devraient subir de lourdes pertes – entre 500 et 800 conseillers – lors des élections locales. L’hémorragie devrait cependant être encore plus grave lors des élections européennes du 23 mai. (Benjamin Fox, Euractiv)

CARDIFF

Un avenir européen pour le Pays de Galles : Le dirigeant du parti nationaliste gallois Plaid Cymru, Adam Price, a déclaré que si les Gallois voulaient un second référendum sur le Brexit, ils devraient voter pour son parti. Il assure que Westminster n’accorde aucune importance au sort du Pays de Galles et que s’il n’y a pas de deuxième vote britannique sur l’UE, il devrait y avoir un référendum d’indépendance du Pays de Galles. (Samuel Stolton, Euractiv)

VARSOVIE

Varsovie sort son pétrole de réserve : La Pologne a commencé à utiliser ses propres réserves de pétrole pour approvisionner les raffineries, car il y a quelques jours elle a cessé d’importer du pétrole russe, dont la qualité est dégradée. Selon Moscou, le pétrole a été contaminé à dessein par une entreprise locale. (Łukasz Gadzała, Euractiv Pologne)

La Pologne n’est cependant pas le seul pays à avoir fermé le robinet : la République tchèque et l’Allemagne l’ont aussi fait, et l’oléoduc Droujba est menacé de fermeture si le problème n’est pas rapidement identifié et réglé.

BRATISLAVA

Le Premier ministre slovaque rencontre Trump : Le Premier ministre, Peter Pellegrini, rencontre le président américain, Donald Trump, le 3 mai à Washington. « Cette visite a lieu à l’occasion du 30e anniversaire de la révolution de velours [de 1989] et du 15e anniversaire depuis l’adhésion à l’OTAN, mais il y a bien sûr d’autres sujets à abordé qui concernent spécifiquement la Slovaquie », a déclaré le Premier ministre.

La question en suspens est celle de l’accord bilatéral de coopération en matière de défense qui est en train d’être sapé par le partenaire de la coalition de Peter Pellegrini, le SNS, qui craint l’établissement de « bases américaines sur le sol slovaque ». (Zuzana Gabrižová, Euractiv Slovaquie)

ATHÈNES

Tsipras exige un débat : Le leader de l’opposition conservatrice, Kyriakos Mitsotakis (Nouvelle Démocratie, affilié PPE), a refusé pour la deuxième fois la proposition du Premier ministre, Alexis Tsipras, pour un débat télévisé avant les élections européennes.

« Manfred Weber, candidat au Spitzenkandidat du PPE, était absent du débat pour la présidence de la Commission européenne. Il a peur du dialogue, tout comme son collègue Mitsotakis. Tous deux sont incompétents pour les poste auxquels ils se présentent », juge Dimitris Papadimoulis (Syriza), vice-président du Parlement européen. (Sarantis Michalopoulos, Euractiv)

Allégement de la dette : Des mesures d’allégement de la dette grecque d’un montant de plus de 970 millions d’euros ont activée le 2 mai à la suite d’une décision de l’EFSF et de l’ESM. (Agence de presse Athènes-Macédoine)

BELGRADE

Si l’Europe ne veut pas de nous… : Le ministre de la Défense, Aleksandar Vulin, a déclaré que la Serbie était stratégiquement orientée vers l’adhésion à l’UE, mais que si l’UE ne voulait pas de la Serbie, « d’autres voudront de nous ». Il a ajouté que cela ne signifiait pas que la Serbie rejoindrait une autre alliance. Et pour cause : « il n’y a pas d’autre structure aussi organisée que l’UE », a-t-il déclaré à la télévision rose de Belgrade, considérée comme proche des autorités du pays.

« Nous n’avons pas besoin d’être membre de quoi que ce soit, mais nous devons préserver notre dignité et voir quels sont nos intérêts politiques et économiques […] L’Europe ne veut pas de nous ? Nous trouverons un moyen d’être désirés par d’autres grands et puissants pays. » (Beta-EURACTIV.rs)