L’actu en capitales: Orban s'éloigne de plus en plus du PPE
L’actu en capitales récapitule l’info de toute l’Europe, grâce au réseau de rédactions d’Euractiv.
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BERLIN
La droite allemande contre Orbán : Michael Grosse-Brömer (CDU), chef de file de la faction CDU/CSU au Bundestag allemand, a critiqué le Premier ministre hongrois, Viktor Orbán, qui a rejeté Manfred Weber (CSU) comme Spitzenkandidat du Parti populaire européen (PPE). L’Allemand aurait « offensé » son pays en déclarant n’avoir ni besoin ni envie des électeurs hongrois pour triompher, et Fidesz pourrait donc aller voir ailleurs.
Ce désaveu est une « grave erreur », selon Michael Grosse-Brömer, qui souligne qu’il « ne faut pas empêcher un voyageur de partir ». On lira entre les lignes : il est temps que le Premier ministre hongrois quitte le PPE. Une idée qui ne fait pas consensus : « Si nous le rejetons, alors nous le poussons dans les bras de Salvini », selon d’autres membres du PPE. De fait, si peu de temps après la suspension de son parti Fidesz du PPE en mars, Viktor Orbán avait estimé que la famille de centre-droit pouvait organiser une campagne forte autour de Manfred Weber, il a depuis déclaré que l’Italien Matteo Salvini était le meilleur homme politique européen. (Alexandra Brzozowski, Euractiv)
Grand Theft Europe : Les fraudeurs volent chaque année aux citoyens européens 50 milliards d’euros d’argent des contribuables, a révélé une enquête conjointe menée par 63 journalistes de 30 pays travaillant sous la direction de CORRECTIV, un média allemand à but non lucratif. Des pertes aggravées par le manque de coopération entre les États membres de l’UE, selon l’enquête. Et ce manque de coopération n’est pas toujours logique. Ainsi, l’Allemagne fait obstacle à des mesures communes de lutte contre la fraude fiscale, alors même qu’elle est la plus grande victime de la fraude à la TVA dans l’Union. (Claire Stam, Euractiv Allemagne)
LONDRES
La police s’intéresse au candidat UKIP : La police britannique a confirmé avoir ouvert une enquête sur le candidat controversé de l’UKIP aux élections européennes, Carl Benjamin, très critiqué après des propos répété faisant allusion à un viol et concernant une députée travailliste, Jess Phillips. Dans une vidéo, il se défend en assurant que même extrêmement saoul il ne voudrait pas violer l’élue.
Le parti continue quant à lui de souffrir dans les sondages, après avoir perdu environ 80 % des sièges dans les élections locales de la semaine dernière. (Samuel Stolton, Euractiv)
BRUXELLES
Prise de tête budgétaire : Lorsque le nouveau gouvernement fédéral belge entrera en fonction après les élections de mai, il héritera d’un déficit budgétaire de 6,3 milliards d’euros, selon les prévisions de printemps de la Commission européenne. « Dans les années à venir, la Belgique devra faire face à l’augmentation des coûts liés au vieillissement et à la nécessité d’investir pour relever les défis de l’avenir », a déclaré Sophie Wilmès, ministre du Budget, reprochant au ministre des Finances Johan Van Overtveldt de n’avoir pas pris de mesures budgétaires correctives suffisantes. (Alexandra Brzozowski, Euractiv)
MADRID
Dialogue ouvert sur la Catalogne : Le Premier ministre espagnol par intérim, Pedro Sánchez, s’est mis d’accord avec le chef de file de l’opposition de centre-droit, Pablo Casado, pour ouvrir un dialogue bilatéral sur la crise politique en Catalogne. Une surprise, puisqu’avant les élections, Pablo Casado avait refusé tout dialogue sur le sujet en dehors du cadre constitutionnel. (EuroEFE.EURACTIV.es)
ROME
À la traine : Selon les prévisions économiques de printemps de la Commission européenne, l’Italie est le pays de l’UE présentant les moins bons résultats en matière de croissance, d’investissements et d’emploi. Bien que l’économie semble être en fin de crise, la faible croissance et l’augmentation des dépenses pèseront sur les finances publiques en 2019, entraînant une augmentation du déficit à 2,5% du PIB, suggère le document. (Gerardo Fortuna, Euractiv)
ATHÈNES
Mesures antiaustérité : Le Premier ministre, Alexis Tsipras, a annoncé une série de mesures antiaustérité, notamment des réductions d’impôts et des prestations pour les retraités à faible revenu. La Grèce a achevé son programme de sauvetage en août dernier et a dépassé les objectifs budgétaires convenus avec ses prêteurs internationaux, ce qui lui donne la possibilité de prendre de telles mesures au cours d’une année électorale. La plupart des nouvelles mesures entreront en vigueur entre 2019 et 2021. (Theodore Karaoulanis, Euractiv Grèce)
BRATISLAVA
La taxe carbone gagne du terrain : Contre toutes attentes et indépendamment des divisions entre les partis, tous les candidats slovaques aux élections européennes (PPE, S&D ou ADLE), à l’exception notable du parti Liberté et solidarité (affilié CRE), soutiennent le mécanisme d’ajustement carbone aux frontières de l’UE.
« Guerre » nucléaire : L’énergie nucléaire slovaque a une fois de plus causé une dispute avec l’Autriche. Le chancelier autrichien, Sebastian Kurz, a déclaré que son gouvernement ferait tout pour bloquer l’expansion de l’usine soviétique de Mochovce. Le Premier ministre slovaque, Peter Pellegrini, l’accuse d’ingérence dans la souveraineté de la Slovaquie. Vienne se dit inquiète pour la sécurité. Inquiétudes infondées, selon l’exploitant, le gouvernement et l’organisme de surveillance nucléaire slovaques. (Pavol Szalai, Euractiv Slovaquie)
PRAGUE
Lutte contre la sécheresse : Au cours des dix prochaines années, le gouvernement tchèque prévoit d’investir près d’un milliard d’euros dans l’interconnexion des systèmes d’approvisionnement en eau et 200 millions d’euros dans leur réhabilitation. Avec les fonds de l’UE, près de 2 milliards d’euros pourraient être réservés aux solutions en matière de déficit en eau. Ces projets s’inscrivent dans le cadre du Plan national d’investissement promis, décrié par l’opposition. (Ondřej Plevák, Euractiv République tchèque)
BUCAREST
Querelle sur les invitations pour Sibiu : Le dernier différend entre le président roumain, Klaus Iohannis, et le parti de centre-gauche au pouvoir, le PSD, porte sur les invitations au sommet européen de Sibiu. Le président du PSD, Liviu Dragnea, accuse le président de ne pas avoir invité la Première ministre, Viorica Dancila, au sommet informel en raison d’un « manque de patriotisme » et de « cupidité politique ».
Klaus Iohannis a répondu que toutes les discussions se dérouleraient dans le cadre du Conseil de l’UE, où la Roumanie est représentée par son président, mais que tout le monde peut assister au concert sur la Grand Place de Sibiu « pour le plaisir ». (Euractiv Roumanie)