L’actu en capitales: Visegrad se rapproche des pays du Partenariat oriental
L’actu en capitales récapitule l’info de toute l’Europe, grâce au réseau de rédactions d’Euractiv.
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BRATISLAVA
Partenariat oriental : À la veille du dixième anniversaire du Partenariat oriental, les représentants de l’Arménie, de l’Azerbaïdjan, de la Biélorussie, de la Géorgie, de la Moldavie et de l’Ukraine ont rencontré le groupe de Visegrád (Pologne, République tchèque, Slovaquie, Hongrie) à Bratislava et tenu des négociations « intenses et utiles ». Négociations auxquelles ont également participé le ministre roumain des Affaires étrangères, Teodor Meleșcanu, le commissaire européen à la politique de voisinage, Johannes Hahn, et la secrétaire générale du Service européen pour l’action extérieure (SEAE), Helga Schmid.
« Aujourd’hui, nous avons exprimé un certain nombre d’idées très spécifiques et, dans certains cas, très audacieuses, auxquelles nous continuerons à réfléchir. Je suis certain que la Commission européenne et le SEAE continueront à y travailler également », a déclaré le Slovaque Miroslav Lajčák, ajoutant que la réunion de Bratislava préparait les prochaines réunions Partenariat avec l’UE à Bruxelles.
« Il y a encore beaucoup de place pour l’amélioration. Cependant, notre but n’est pas de menacer qui que ce soit, mais d’améliorer les relations, les conditions de vie et de servir la population », a pour sa part soulignéJohannes Hahn.
Pour le ministre tchèque des Affaires étrangères, Tomáš Petříček, l’UE devrait coopérer plus étroitement avec les pays du Partenariat oriental, notamment en matière d’infrastructures. Il a qualifié le partenariat de « priorité de la politique étrangère » pour son pays.
Son homologue hongrois, Peter Szijijjarto, a abondé dans le même sens : « il est clairement dans l’intérêt de l’Europe de développer une coopération étroite avec les acteurs économiques mondiaux les plus importants », selon l’agence de presse hongroise MTI.
(Lucia Yar, Euractiv Slovaquie, Aneta Zachová, Euractiv République tchèque)
BERLIN
Regain d’intérêt pour les européennes : Une enquête menée par le radiodiffuseur public allemand ARD a montré que 17 % des personnes interrogées étaient « vraiment très intéressées » et 36 % étaient « très intéressées » par les prochaines élections européennes. 37 % des répondants ont répondu qu’ils étaient « moins intéressés » et 10 % ne sont « pas intéressés ». En 2014, ils étaient 64 % à ne pas considérer les élections européennes comme importantes. (Claire Stam, Euractiv Allemagne)
MADRID
Puigdemont candidat : Plusieurs tribunaux de Madrid ont donné le feu vert à l’ancien président de la Catalogne Carles Puigdemont et aux anciens ministres Clara Ponsatí et Antoni Comín pour se présenter aux élections européennes. Les juges ont déclaré que le fait qu’ils s’étaient soustrait à la justice espagnole ne les empêche pas de participer aux élections. (EFE)
VARSOVIE
Salaire minimum européen : Lors d’un débat public à Varsovie, le vice-président de la Commission européenne et Spitzenkandidat socialiste Frans Timmermans a plaidé pour un salaire minimum équivalent à 60 % du salaire médian dans chaque membre de l’UE, afin réduire les écarts croissants au sein du bloc.
Doutes sur l’état de droit, mais pas sur l’économie : « Bien que nous ayons de nombreux doutes quant à l’état de droit en Pologne, il faut admettre que l’économie polonaise est un véritable moteur », a déclaré Günther Oettinger, le commissaire européen chargé du budget. Il a cité en exemple le faible taux de chômage dans le pays. (Łukasz Gadzała, Euractiv Pologne)
ATHÈNES
Affrontements parlementaires : Le gouvernement grec a appelé à un vote de confiance parlementaire après que le principal parti conservateur de l’opposition, la Nouvelle Démocratie, a cherché à censurer le secrétaire d’État à la santé, Pavlos Polakis, pour des propos désobligeants qu’il a tenus à l’encontre d’un candidat aux européennes. Le vote est prévu pour le 10 mai.
Cette discussion retardera l’adoption d’une nouvelle législation poussée par le gouvernement créant de nouveaux plans de paiement pour les dettes impayées envers les autorités fiscales et les fonds de sécurité sociale. (Theodore Karaoulanis, Euractiv Grèce)
Le Premier ministre, Alexis Tsipras, estime que le chef de file de Nouvelle Démocratie, Kyriakos Mitsotakis, préférerait que le FMI revienne gouverner le pays et fait tout pour détourner l’attention de la population des mesures fiscales positives qu’il est sur le point d’annoncer. (Sarantis Michalopoulos, Euractiv)
ROME
Fascistes à la foire du livre : Une controverse secoue la célèbre Foire internationale du livre de Turin. La présence de la maison d’édition néo-fasciste Altaforte a poussé de nombreux journalistes, romanciers et dessinateurs à annuler leur participation à l’événement.
« Je suis fasciste et je n’ai pas de problème à le dire », a déclaré l’éditeur Franco Polacchi dans une interview à la radio, ajoutant que l’anti-fascisme était le vrai mal rongeant l’Italie. Altaforte a notamment réimprimé des œuvres de Mussolini et va sortir une interview avec Matteo Salvini. (Gerardo Fortuna, Euractiv)
SOFIA
L’Église orthodoxe snobe le Pape : Le deuxième jour de sa visite en Bulgarie, le pape François a visité un centre d’accueil à Sofia, où il a rencontré une cinquantaine de personnes et leurs enfants qui sont aidés par une organisation caritative catholique. En moins de deux jours sur place, le souverain pontife a trouvé le temps de visiter un centre de réfugiés, alors que l’Eglise orthodoxe n’y a jamais prêté attention. Dans l’après-midi, un service œcuménique de prière a été organisé dans le centre de Sofia, dirigé par le pape avec des responsables juifs, musulmans et protestants. L’Église orthodoxe bulgare a refusé de participer. (Georgi Gotev, Euractiv)