László Andor s’oppose aux mesures d’austérité « insoutenables »
Le commissaire européen chargé de l’emploi et des affaires sociales s’est distingué de ses collègues en dénonçant des mesures d’austérité « insoutenables », « qui ne fonctionnent visiblement pas », et en appelant à répartir le fardeau de la dette plus équitablement à travers l’UE.
Le commissaire européen chargé de l’emploi et des affaires sociales s’est distingué de ses collègues en dénonçant des mesures d’austérité « insoutenables », « qui ne fonctionnent visiblement pas », et en appelant à répartir le fardeau de la dette plus équitablement à travers l’UE.
Devant les journalistes jeudi (14 juillet) à Bruxelles, László Andor a présenté ses objectifs en termes de politiques pour la présidence tournante polonaise, mais a également condamné la politique de mise en œuvre de mesure d’austérité en réponse à l’aggravation de la crise de la dette.
Il a affirmé que la crise mettait les dirigeants face à un dilemme qui les forçait à choisir entre le financement de la dette et une réglementation financière d’un côté et des politiques sociales et d’emploi de l’autre.
L’austérité « ne fonctionne pas »
L’économiste et ancien conseiller socialiste du gouvernement a affirmé qu’il était clair que les pays endettés ne pouvaient pas endosser seuls les coûts d’une restructuration, et a ajouté : « Cette approche n’est pas soutenable et implique que les Etats membres, pris individuellement, peuvent sortir de crise en imposant simplement des mesures d’austérité. Clairement, ça ne fonctionne pas ».
László Andor a affirmé que la stratégie aurait peut-être pu être efficace si l’Europe était repassée en phase de croissance, ce qui aurait rapidement restauré la confiance des investisseurs. Mais le message dominant était que les programmes d’austérité – défendus avec force par Olli Rehn, commissaire aux affaires économiques – n’étaient pas à la hauteur des espérances. Il a ajouté : « S’attendre à ce que l’austérité fasse le travail toute seule est illusoire ».
L’UE et le FMI ont enjoint à la Grèce de mettre en application son plan d’austérité en cinq ans – comprenant 28,6 milliards d’euros de réductions budgétaires et des lois d’application de réformes structurelles et de ventes des biens de l’Etat – afin de garantir le versement de la tranche d’aides de 12 milliards d’euros ce mois-ci.
Commentaires précédant la réunion de crise attendue
Il faut prendre en compte les deux parties selon László Andor, faisant référence à la nécessité de répartir la dette de manière plus équitable en échange des exigences des Etats membres de mener à bien des mesures d’austérité. Il a affirmé : « Pour l’instant, ce n’est pas équilibré et nous sommes loin d’avoir trouvé une solution définitive ».
Cette déclaration est en accord avec ses opinions socialistes et son statut de commissaire aux affaires sociales et à l’inclusion, mais elle arrive à un moment délicat, alors que les dirigeants de la zone euro se préparent à un sommet consacré à la crise de la dette grecque prévu jeudi (21 juillet).
Les dirigeants de la zone euro devraient décider de la manière d’impliquer les banques et les investisseurs privés dans une décote des rendements obligataires, dans le but d’enrayer le manque de confiance des marchés dans les valeurs de premier ordre de la Grèce.
Jeremy Fleming – Article traduit de l’anglais par EURACTIV