Le chômage des jeunes à son plus haut niveau depuis 2009

En 2012, près de 75 millions de personnes entre 15 et 24 ans seront sans activité professionnelle. C’est 12,7% de la main-d’œuvre de cette classe d’âge dans le monde, selon l’Organisation internationale du travail.

EURACTIV.fr
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En 2012, près de 75 millions de personnes entre 15 et 24 ans seront sans activité professionnelle. C’est 12,7% de la main-d’œuvre de cette classe d’âge dans le monde, selon l’Organisation internationale du travail.

Le chômage des jeunes devrait reculer dans le monde…en 2016, selon l’Organisation internationale du travail (OIT).

D’après un rapport publié le 21 mai, 4 millions de jeunes sont venus s’ajouter à la liste des 15-24 ans sans travail depuis 2007. « Le taux mondial reste bloqué à son plus haut niveau pour 2012 », écrit l’OIT. Il est identique au pic atteint en 2009. 

Les économies développées les plus touchées 

En 2012, près de 75 millions de jeunes seront sans activité professionnelle, soit 12,7% de la main-d’œuvre de cette classe d’âge dans le monde.

L’Union européenne et les économies développées comme les États-Unis sont les plus touchées par le fléau. Le taux de 18% de chômage des jeunes prévu cette année pourrait se révéler encore plus élevé, du fait de la « baisse massive de la main d’œuvre », selon le rapport.

En revanche, en Europe centrale et du Sud-Est, le chômage aurait légèrement reculé à 17,6% en 2011. La pauvreté pourrait expliquer cette baisse, les jeunes étant obligés de travailler pour vivre. 

Emplois temporaires 

Dans son analyse, l’OIT ne prend pas en compte les jeunes qui ont renoncé au marché du travail. Ces derniers n’ont pas d’activité professionnelle, ne sont pas en formation, et ne vont pas à l’école. Les comptabiliser ajouterait un point de pourcentage au taux mondial du chômage des jeunes. 

Le rapport souligne également la problématique des différents types de contrat. Dans l’UE, la proportion d’emplois temporaires ou à temps partiel aurait augmenté plus vite chez les jeunes que chez les plus de 25 ans. Un phénomène qui a démarré avant le début de la crise de 2008. 

L’assouplissement de la législation du travail, notamment les « coûts de licenciement et les contrats réguliers », pourrait expliquer le recours à ce type d’emplois. Le « faible pouvoir de négociation individuel » des jeunes aurait également sa part de responsabilité.

Pour l’OIT une double stratégie visant à aider les nouveaux entrants dans la vie active, tout en protégeant les travailleurs déjà en place, aurait pu avoir des conséquences positives.  

L’UE très concernée 

Dans l’UE, les chiffres du chômage de cette population sont particulièrement élevés, et augmentent tous les ans, indique l’office européen des statistiques.

>>> Lire : Le chômage bat des records dans la zone euro

En mars 2011, les jeunes sans travail représentaient 21% de la population des moins de 25 ans. L’année suivante, le chiffre s’élevait à 22,6%.

La France se situe légèrement en-dessous de la moyenne européenne (21,8%) en mars 2012. En Grèce et en Espagne, plus de la moitié des jeunes sont au chômage pour la même période (respectivement 51,2 et 51,1%). L’Allemagne est moins touchée : 7,9% de sa jeunesse est sans travail.