Le coût environnemental du 'cirque ambulant' du Parlement [FR]

Deux députés européens verts ont suscité le débat sur les deux "sièges" du Parlement, publiant une étude d’experts qui démontre le coût environnemental considérable de deux emplacements pour les séances plénières, à savoir Bruxelles et Strasbourg.

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Deux députés européens verts ont suscité le débat sur les deux « sièges » du Parlement, publiant une étude d’experts qui démontre le coût environnemental considérable de deux emplacements pour les séances plénières, à savoir Bruxelles et Strasbourg.

Une étude intitulée « Parlement européen à deux sièges : Coûts environnementaux, transports et énergie » a été présentée par les députés européens verts, Caroline Lucas et Jean Lambert, le 25 avril 2007 à Strasbourg. Elle a été menée par le professeur John Whitelegg de l’Institut pour l’environnement de Stockholm.

D’après cette étude d’impact, l’existence de deux « sièges » produit 20 000 tonnes de dioxyde de carbone chaque année. De plus, les coûts énergétiques du transport et des installations sont colossaux. Le poids environnemental des séances plénières de quatre jours, qui se tiennent une fois par mois à Strasbourg, s’ajoute au coût déjà élevé pour le contribuable européen (200 millions d’euros par an). Les députés européens verts engage l’UE à montrer l’exemple dans le domaine de l’environnement en « fermant l’immeuble de Strasbourg pour ‘remettre de l’ordre dans sa propre maison’ ».

Le rapport a été soutenu par les conservateurs britanniques. Le député européen conservateur, Timothy Kirkhope, a déclaré : « Le fait d’avoir un second siège parlementaire signifie effectivement que des millions de livres sterling, payées par les contribuables britanniques, partent en fumée et cette absurdité détruit la confiance des électeurs dans l’UE. Devoir voter sur les questions environnementales alors que nous continuons à devoir faire la navette chaque mois, en voiture, avion ou train, ne manque pas de ridicule aujourd’hui ».

Le dernier accord portant sur l’emplacement des deux sièges du Parlement européen remonte à 1992 et fait partie d’un compromis politique complexe entre les Etats membres et l’Union. Il est par conséquent très difficile modifier cette situation même si certains arguments opposés à ce compromis pourraient être valables. En revanche, la régularité des articles de presse sur la question détériore la confiance du public dans les institutions.

En 2006, un groupe de députés européens a lancé une campagne en faveur d’un siège unique du Parlement pour tenter de mettre un terme aux séances mensuelles de Strasbourg, mais en vain.

Le Parlement a, quant à lui, soutenu une proposition le 25 avril 2007, visant à mettre en place une commission provisoire sur le changement climatique. Composée de 60 membres désignés pour un an, la commission formulera des propositions sur la future politique européenne en matière de changement climatique et organisera des auditions avec les décideurs politiques et les scientifiques du monde entier. Elle fournira une « analyse détaillée » sur les récentes avancées et les perspectives dans la lutte contre le changement climatique, accompagnée de l’évaluation à la fois de leur impact financier et du coût de l’inaction.