Le débat autour de l'avenir de l'Europe sur le devant de la scène [FR]
Tandis que les citoyens se montrent de plus en plus insatisfaits des résultats politiques de l'UE, toutes les institutions européennes se concentreront cette semaine (8 au 12 mai) sur le débat autour de la future direction de l'Union.
Tandis que les citoyens se montrent de plus en plus insatisfaits des résultats politiques de l’UE, toutes les institutions européennes se concentreront cette semaine (8 au 12 mai) sur le débat autour de la future direction de l’Union.
Vendredi 5 mai, la Commission a présenté une nouvelle étude Eurobaromètre sur l’avenir de l’Europe, qui a constitué la base du débat de Lanaken. Bien que le nouveau directeur de la DG COM, le directeur général Claus Sörensen, ait fait de son mieux pour se concentrer sur les résultats positifs de l’étude, un examen plus en profondeur révèle quelques tendances inquiétantes :
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une majorité relative (39% contre 27%) considère que les choses vont dans la bonne direction pour l’UE, mais les anciens Etats membres se montrent plus pessimistes, notamment dans des pays traditionnellement positifs comme la France et le Luxembourg;
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le soutien à l’adhésion à l’UE est de nouveau à son niveau le plus bas atteint il y a deux ans (49%); il faut noter que de plus en plus de citoyens pensent que l’adhésion n’est ni une bonne, ni une mauvaise chose;
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les gens ayant un niveau d’éducation plus élevé, qui sont traditionnellement pro-européens, estiment que l’UE est trop technocratique et inefficace;
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les Européens se montrent très critiques au sujet des résultats de l’UE dans la plupart des domaines : recherche et innovation (5,8) et protection des droits de l’homme (5,7) figurent en haut d’une échelle allant de 1 à 10; la lutte contre le chômage (3,8) et la protection des droits sociaux (4,7) sont en bas du classement (il s’agit de domaines où l’UE a peu de responsabilités);
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de façon surprenante, les citoyens souhaiteraient que l’UE joue un rôle plus important dans l’ensemble des domaines politiques, ce qui pourrait indiquer qu’ils sont conscients de la nécessité de l’UE, mais d’une autre Union ayant de vraies responsabilités et d’autres priorités;
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47% des citoyens considèrent la mondialisation comme une menace pour l’emploi et les entreprises dans leur pays; seuls 37% la considèrent comme une opportunité, ce qui contraste fortement avec les élites (politiques et économiques) qui tentent de convaincre leur population des avantages de la mondialisation;
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les avis sur les conséquences de l’élargissement sont divisés : bien que 55% estiment que l’élargissement est positif (plus dans les nouveaux que dans les anciens Etats membres), 63% des personnes interrogées considèrent de nouveaux élargissements comme une menace pour leurs emplois. Ces chiffres sont également en contradiction avec plusieurs rapports récents qui ne voient pas de conséquences négatives (voir EURACTIV, 28 avril 2006).