Le débat sur l’agenda social de l’UE se transforme en campagne politique [FR]

Hier 2 septembre, la Commission a présenté son nouveau paquet social aux eurodéputés, suscitant des réactions contrastées. De nombreux eurodéputés ont affirmé leur soutien à la proposition tout en regrettant qu’elle n’aille pas plus loin. De son côté, le leader socialiste Martin Schulz en a profité pour lancer la campagne électorale contre la droite, qui mènerait selon lui l’Europe dans la mauvaise direction.

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Hier 2 septembre, la Commission a présenté son nouveau paquet social aux eurodéputés, suscitant des réactions contrastées. De nombreux eurodéputés ont affirmé leur soutien à la proposition tout en regrettant qu’elle n’aille pas plus loin. De son côté, le leader socialiste Martin Schulz en a profité pour lancer la campagne électorale contre la droite, qui mènerait selon lui l’Europe dans la mauvaise direction.

En présentant le paquet de la Commission aux eurodéputés, le commissaire à l’Emploi Vladimir Špídla a particulièrement insisté sur deux des 18 mesures proposées en juillet : le projet de directive sur la discrimination ainsi que la révision de la directive relative au Comité d’entreprise européen.

La première, qui vise à interdire toute forme de discrimination fondée sur l’orientation sexuelle, la religion et le handicap en dehors du lieu de travail, apporterait plus de clarté et de certitude juridique aux Etats membres, aux entreprises et aux citoyens, a déclaré M. Špídla. 

Il a néanmoins ajouté que cela n’implique pas que des règles uniformes doivent être appliquées partout. A titre d’exemple, il a cité les secteurs de l’assurance et de la banque dans lesquels les différences de traitement basées sur l’âge ou le handicap seront toujours possibles.

En ce qui concerne la directive relative au Comité d’entreprise européen, M. Špídla a déclaré que les 820 comités d’entreprise actuellement présents dans l’Union ne remplissent pas totalement leur rôle. Selon lui, les employés sont rarement informés et consultés pour les restructurations d’entreprises.

L’objectif de cette initiative est de renforcer le dialogue social dans les entreprises au niveau supranational, a-t-il ajouté.