Le député européen Harlem Désir devrait succéder à Martine Aubry au PS

La première secrétaire du Parti socialiste a proposé sa candidature, qui doit être confirmée au congrès de Toulouse en octobre.

La première secrétaire du Parti socialiste a proposé sa candidature, qui doit être confirmée au congrès de Toulouse en octobre.

Le suspens a pris fin mercredi 12 septembre un peu avant 10 heures. Martine Aubry a proposé la candidature d’Harlem Désir pour lui succéder comme Premier secrétaire du Parti socialiste.

Le vote des militants doit entériner cette décision lors du congrès à Toulouse entre le 26 et le 28 octobre, mais ce devrait être une formalité. 

Face à son unique rival, le député de Paris Jean-Christophe Cambadélis, Harlem Désir a récemment reçu le soutien de plusieurs proches du chef de l’État ainsi que de personnalités telles que Michel Rocard ou Bertrand Delanoë.

Numéro deux du PS, il a exercé le poste de Premier secrétaire par intérim alors que la maire de Lille se lançait dans la course pour les primaires socialistes.

A 52 ans, le président fondateur de SOS Racisme (1984 à 1992) est député européen. Il a été réélu pour un troisième mandat en 2009. Membre du groupe de l’alliance progressiste des socialistes et démocrates, il a été vice-président du groupe socialiste au Parlement européen, en charge des dossiers économiques entre 2004 et 2009. Il siège actuellement à la commission du Commerce international.

En trois mandatures il a été peu actif, avec seulement trois rapports : sur la responsabilité sociale des entreprises dans les accords commerciaux internationaux, le travail intérimaire et l’ouverture et la démocratie dans le commerce international. 

Rentré au PS en 1994, sa tentative d’élection à Aulnay-sous-Bois en 1997 s’est soldée par un échec. Il a été conseiller municipal de la ville entre 2001 et 2006.

La biographie d’Harlem Désir connaît une page judiciaire. Soupçonné d’avoir bénéficié d’un emploi fictif dans une association lilloise de 1986 à 1987, alors qu’il était à la tête de SOS Racisme, il a été condamné, en 1998, à 18 mois de prison avec sursis et 30 000 francs d’amende (4 573 euros).