Le dossier du nucléaire iranien devant le Conseil de sécurité [FR]

Le Conseil de sécurité de l'ONU semble prêt à débattre du programme nucléaire controversé de l'Iran. Washington et Téhéran se menacent réciproquement. L'UE considère que des négociations sont toujours possibles.

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Le Conseil de sécurité de l’ONU semble prêt à débattre du programme nucléaire controversé de l’Iran. Washington et Téhéran se menacent réciproquement. L’UE considère que des négociations sont toujours possibles.

« Il est désormais temps pour le Conseil de sécurité [de l’ONU] d’intervenir, » a déclaré l’ambassadeur américain auprès de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), Gregory Schulte, alors que le conflit sur le programme nucléaire de l’Iran a entraîné une confrontation entre les deux pays le 8 mars 2006. Téhéran, à son tour, a déclaré que « les Etats-unis ont le pouvoir de faire mal et de faire souffrir. Mais ils sont aussi susceptibles d’avoir mal et de souffrir. »

La tentative de la Russie, ces derniers jours, de trouver un compromis sur le programme d’enrichissement nucléaire de l’Iran semble n’avoir donné aucun résultat, et l’attention se tourne désormais vers la réunion, la semaine prochaine, du Conseil de sécurité de l’ONU, qui pourrait décider de prendre de nouvelles mesures sévères contre l’Iran. 

Les Etats-Unis continuent d’insister pour trouver une solution diplomatique par le biais du Conseil de sécurité, qui pourrait s’accompagner de sanctions, voire d’une intervention militaire si Téhéran refuse de céder. Washington considère que Téhéran dispose de suffisamment d’équipements nucléaires pour fabriquer jusqu’à dix bombes atomiques. 

Par ailleurs, l’Iran soutient toujours que ses programmes nucléaires sont destinés à des fins civiles. Téhéran a clairement fait savoir qu’elle répliquerait en cas d’attaque.

La Russie considère qu’imposer des sanctions contre l’Iran ne convaincra pas le pays de limiter ses ambitions nucléaires. Selon Moscou, « il n’y a pas de solution militaire à cette crise, » a déclaré le ministre des affaires étrangères, Sergei Lavrov.

Le Royaume-Uni, la France et l’Allemagne reconnaissent qu’une intervention du Conseil de sécurité est devenue inévitable, tout en précisant qu’ils espèrent toujours que l’Iran acceptera la proposition russe de compromis sous sa forme d’origine. 

La Chine a exprimé son soutien à « l’engagement de l’UE et de la Russie auprès de l’Iran ».