Le Luxembourg ratifie la Constitution européenne [FR]

Les électeurs luxembourgeois ont approuvé la ratification par leur pays du traité constitutionnel européen, préservant l'espoir que celui-ci puisse survivre au double échec des référendums français et néerlandais. 

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Les électeurs luxembourgeois ont approuvé la ratification par leur pays du traité constitutionnel européen, préservant l’espoir que celui-ci puisse survivre au double échec des référendums français et néerlandais. 

Les Luxembourgeois ont finalement dit « oui » à la Constitution européenne, après que les sondages publiés avant le référendum du 10 juillet eurent laissé apparaître un net resserrement de l’écart entre partisans et adversaires du texte dans les semaines précédant le scrutin.  

C’est en fait par une marge relativement confortable (le « oui » ayant recueilli 56,5% des suffrages exprimés) que les électeurs du grand-duché ont approuvé la ratification de la Constitution – et reconduit de facto dans ses fonctions leur premier ministre Jean-Claude Juncker, lequel avait clairement indiqué qu’il présenterait sa démission en cas de victoire du « non ».   

Après avoir souligné que ses concitoyens avaient « cassé la tendance du ‘non' » en Europe, le ministre luxembourgeois des affaires étrangères, Jean Asselborn, a estimé que le résultat positif enregistré dans son pays ne pouvait être comparé à « une piqûre à un mort ». « Ce n’est pas l’image qu’il faut utiliser aujourd’hui », a déclaré M. Asselborn, pour qui, en votant « oui », les Luxembourgeois ont simplement « servi une bonne tasse de thé avec du miel » à l’Europe, qualifiée de « patient [ayant subi] un petit refroidissement ». De son côté, Jean-Claude Juncker a estimé que ce résultat permettait de « garder le traité constitutionnel à l’ordre du jour de l’Union européenne ». 

Le président de la Commission, José Manuel Barroso, a salué la victoire du « oui » au Luxembourg, et réitéré son appel en faveur de la mise en oeuvre d’un « plan D » (D comme « dialogue », « débat » et « démocratie ») prenant en compte les différentes opinions qui se sont jusqu’alors exprimées au sujet du traité constitutionnel.