Les entreprises allemandes craignent une récession en raison des sanctions énergétiques
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Aujourd’hui dans les Capitales
BERLIN
Les entreprises allemandes craignent une récession en raison des sanctions énergétiques. L’économie allemande étant fortement tributaire des exportations d’énergie russes, et notamment du gaz, les entreprises allemandes craignent que la plus grande économie d’Europe ne soit confrontée à une récession majeure.
Le chancelier allemand Olaf Scholz a rejeté les appels à l’interdiction du pétrole et du gaz russes, malgré la pression de Washington et de Kiev.
Les sanctions actuelles contre la Russie auraient « un impact significatif sur l’économie allemande, mais elles ne déclencheraient probablement pas de récession », a déclaré à EURACTIV Guido Baldi, chercheur associé à l’Institut allemand de recherche économique (DIW).
« En revanche, si les approvisionnements en gaz sont coupés, il faudra probablement s’attendre à une récession », a-t-il ajouté.
Alors que la situation est actuellement trop complexe pour faire des prévisions quantitatives fiables, une étude récente des universités de Cologne et de Bonn prévoit une baisse de l’économie allemande comprise entre 0,3 et 3,0 % en cas d’embargo sur le gaz russe.
Jeudi, au milieu des discussions sur les sanctions potentielles, des sanctions contre les exportations énergétiques russes devraient être proposées.
La Pologne est particulièrement désireuse de cibler l’industrie énergétique russe et a déclaré à plusieurs reprises qu’elle était favorable à de telles sanctions. D’autres membres de l’UE soutiennent également cette initiative, notamment l’Espagne.
L’hésitation allemande
Cependant, l’Allemagne est farouchement opposée à des sanctions sur les exportations énergétiques russes. Avec environ 55 % de ses importations de gaz provenant de Russie, Berlin craint les répercussions négatives d’une telle mesure.
« C’était une décision consciente de notre part de poursuivre les activités des entreprises commerciales dans le domaine de l’approvisionnement énergétique avec la Russie », a déclaré lundi le chancelier allemand Olaf Scholz.
De telles sanctions frapperaient durement l’économie allemande. « C’est pour cette raison que le gouvernement allemand se débat actuellement avec une tell décision », a déclaré M. Baldi. L’ampleur des conséquences de ces sanctions pour l’Allemagne dépendra notamment de la rapidité avec laquelle des alternatives au gaz russe seront trouvées, a-t-il ajouté.
Cependant, si le gouvernement allemand cherche actuellement à réduire sa dépendance énergétique vis-à-vis de la Russie, cela ne peut pas être « complètement changé en quelques jours ou trois mois. C’est pourquoi nous avons besoin de la possibilité de nous approvisionner en énergie auprès de la Russie et nous la maintiendrons ouverte », a déclaré le voce-chancelier allemand, Robert Habeck.
Les prix de l’énergie sont déjà montés en flèche ces dernières semaines. Selon M. Habeck, le prix du gaz a augmenté de 100 % depuis le début de la guerre, tandis que le prix du charbon a augmenté de 200 %.
Étant donné qu’une pénurie de gaz entraînerait de graves pertes de production, l’industrie allemande s’oppose aussi fermement à d’éventuelles sanctions contre le secteur énergétique russe.
Si la Fédération des industries allemandes (BDI) a jusqu’à présent soutenu les sanctions et déclaré que l’industrie serait prête à en supporter les répercussions négatives par solidarité avec l’Ukraine. Un embargo sur l’énergie russe serait cependant considéré comme une ligne rouge.
« Cela n’a guère de sens de nous punir plus sévèrement que l’agresseur », a déclaré Siegfried Russwurm, président de la BDI, à Die Welt.
Un nouveau fonds de relance pour la prochaine récession ?
Le gouvernement allemand a déjà pris certaines mesures pour soulager l’économie allemande des effets négatifs du régime de sanctions actuel — notamment par le biais d’un programme qui accorde aux entreprises des prêts à des conditions favorables.
Toutefois, si l’Allemagne est confrontée à une récession, des mesures supplémentaires devront être prises.
L’une des options sur la table serait le lancement d’un régime de compensation européen, qui pourrait s’inspirer du Fonds de relance, créé lors de la crise du coronavirus pour assurer la reprise économique dans l’ensemble de l’Union.
Selon certaines sources, un tel système est actuellement évalué par la Commission européenne.
Le plan est également soutenu par les experts, M. Baldi déclarant que l’emprunt commun au niveau de l’UE aurait des avantages pour l’ensemble de l’Union pour faire face à une récession potentielle, car la répercussion économique aurait des similitudes avec la pandémie.
Toutefois, « il reste à voir si un accord pourrait être conclu rapidement au sein des États membres », a-t-il déclaré.
(Oliver Noyan | EURACTIV Allemagne)
PARIS
La France retire les œuvres d’art prêtées au musée du Kremlin. Les œuvres d’art françaises prêtées au musée du Kremlin à Moscou seront retirées de l’exposition « Le Duel » et rapatriées, a décidé le gouvernement mercredi 9 mars. Lire plus (en anglais).
(Davide Basso | EURACTIV France)
VIENNE
L’Autriche suspend l’obligation vaccinale. L’Autriche a suspendu le projet de rendre obligatoire le vaccin contre la Covid-19 car ce n’est pas « proportionné » dans les circonstances actuelles, a décidé le gouvernement mercredi. Lire plus (en anglais).
(Nikolaus J. Kurmayer | EURACTIV Allemagne)
LA HAGUE
Le Premier ministre hollandais en faveur d’une indépendance européenne du gaz russe. Le Premier ministre hollandais, Mark Rutte, a déclaré aux étudiants de Science Po, avant sa rencontre avec le président français Emmanuel Macron mercredi 9 mars, que l’UE devait encore faire des progrès dans le domaine de l’écologie afin de s’affranchir du contrôle de la Russie sur le gaz. Lire plus (en anglais).
(Sofia Stuart Leeson | EURACTIV.com)
ROYAUME-UNI – IRLANDE
LONDRES
Le Royaume-Uni envoie une nouvelle livraison d’armes à l’Ukraine. Le gouvernement britannique a annoncé son intention d’augmenter ses livraisons d’armes militaires à l’Ukraine. Le ministre de la Défense a averti que les Russes « changent de tactique et que les Ukrainiens doivent en faire autant ». Lire plus (en anglais).
(Benjamin Fox | EURACTIV.com)
DUBLIN
Les agriculteurs irlandais déçus par le nouveau comité de sécurité alimentaire lié à la guerre. Les agriculteurs irlandais sont déçus par le nouveau comité que le gouvernement a créé mardi pour surveiller la sécurité alimentaire dans le contexte de la guerre en Ukraine. Lire plus (en anglais).
(Molly Killeen | EURACTIV.com)
SCANDINAVIE ET PAYS BALTES
HELSINKI
La Finlande opposée aux ventes conjointes d’obligations de l’UE pour financer les dépenses d’énergie et de défense. Afin de s’affranchir de l’énergie russe et de stimuler la transition écologique tout en augmentant les dépenses de défense, l’UE prévoit, selon les rumeurs, un vaste plan de relance. La réponse initiale de la Finlande à ces plans serait apparemment négative ou du moins conditionnelle. Lire plus (en anglais).
(Pekka Vänttinen | EURACTIV.com)
STOCKHOLM
L’Office suédois des Migrations a besoin d’aide pour faire face au flux de réfugiés ukrainiens. L’Office suédois des Migrations (Migrationsverket) a demandé l’aide de « quiconque peut contribuer » pour faire face au flux de réfugiés ukrainiens qui devraient arriver dans le pays. Lire plus.
(Charles Szumski | EURACTIV.com)
EUROPE DU SUD
ROME
Le flux de réfugiés ukrainiens devrait augmenter, selon Mario Draghi. Près de 24 000 réfugiés sont arrivés jusqu’à présent en Italie en provenance d’Ukraine à la suite de l’invasion du pays par la Russie, a déclaré mercredi le Premier ministre Mario Draghi, ajoutant que ce nombre devrait augmenter. Lire plus (en anglais).
(Simona Zecchi | EURACTIV Italie)
MADRID
Plus de 1 000 réfugiés ukrainiens arrivent en Espagne. Plus de 1 000 réfugiés ukrainiens sont arrivés jusqu’à présent en Espagne pour fuir la guerre déclenchée par la Russie, a confirmé mercredi le secrétaire d’État espagnol à la migration, Jesús Perea. Lire plus (en anglais).
(Fernando Heller | EuroEFE.EURACTIV.es)
LISBONNE
La Russie est à blâmer mais d’autres partagent la responsabilité morale, selon l’ambassadrice d’Ukraine au Portugal. Les pays qui ont jusqu’à présent refusé d’approuver une zone d’exclusion aérienne au-dessus de l’Ukraine partagent une « responsabilité morale » avec la Russie, a déclaré l’ambassadrice d’Ukraine au Portugal, Inna Ohnivets, lors d’une interview accordée à Lusa, ajoutant que les troupes russes sont également à blâmer pour les décès survenus jusqu’à présent dans son pays pendant la guerre. Lire plus (en anglais).
(João Godinho | Lusa.pt)
GROUPE DE VISEGRAD
VARSOVIE
Le Sénat polonais vote en faveur de l’accélération de l’intégration de l’Ukraine à l’UE. Les membres du Sénat polonais ont voté en faveur de l’accélération du processus d’intégration de l’Ukraine aux autres pays de l’UE, les appelant à aider Kiev à atteindre son objectif d’orientation vers l’Occident. Lire plus (en anglais).
(Bartosz Sieniawski | EURACTIV Pologne)
PRAGUE
L’UE a sous-estimé la propagande russe, selon des experts tchèques. L’UE a longtemps négligé la lutte contre la propagande russe. Les experts tchèques ont noté que la récente interdiction de diffusion de Sputnik et de Russia Today est un bon pas en avant, mais qu’elle arrive trop tard. Lire plus (en anglais).
(Aneta Zachová | EURACTIV République tchèque)
BUDAPEST
Une banque liée à M. Orban identifiée comme le prêteur de la campagne de Mme Le Pen. Les déclarations de patrimoine des candidats à l’élection présidentielle française publiées mercredi ont révélé que MKB est la banque hongroise auprès de laquelle la candidate d’extrême droite Marine Le Pen a reçu un prêt de 10,6 millions d’euros sur une période de 16 mois pour financer sa campagne, rapporte Telex via Hvg.hu. Lire plus (en anglais).
(Vlagyiszlav Makszimov | EURACTIV.com with Telex)
BRATISLAVA
Le gouvernement slovaque approuve le déploiement de troupes de l’OTAN. Le gouvernement a approuvé mercredi le déploiement de plus de 2 000 soldats de l’OTAN pour renforcer la défense de la Slovaquie, bien que la confirmation du Parlement soit encore nécessaire. Lire plus (en anglais).
(Michal Hudec | EURACTIV Slovaquie)
NOUVELLES DES BALKANS
SOFIA
Le gouvernement bulgare commence à faire des réserves de céréales. Le gouvernement bulgare va acheter du blé, du maïs et du tournesol pour 550 millions d’euros afin d’assurer la sécurité alimentaire du pays l’année prochaine. La guerre en Ukraine a affecté l’approvisionnement en céréales de l’Europe, la Russie et l’Ukraine étant les principaux fournisseurs du continent. Lire plus (en anglais).
(Krassen Nikolov | EURACTIV Bulgarie)
BUCAREST
Les Roumains achètent en catastrophe dans les stations-service. Les automobilistes roumains ont fait la queue dans de nombreuses stations-service du pays à la suite de rumeurs selon lesquelles les prix de l’essence et du gazole allaient s’envoler pendant la nuit. Lire plus (en anglais).
(Bogdan Neagu | EURACTIV Roumanie)
ZAGREB
Les politiciens croates tiennent des discussions houleuses sur la loi d’adoption de l’euro. Les députés de la coalition gouvernementale et d’autres partis de centre-gauche et de droite ont accueilli favorablement l’adoption éventuelle de l’euro, tandis que les députés de droite s’y sont fermement opposés. Lire plus (en anglais).
(Željko Trkanjec | EURACTIV Croatie)
BELGRADE
La visite de la ministre allemande à Belgrade est un bon signe, selon M. Ahmedovic. La visite prochaine à Belgrade de la ministre allemande des Affaires étrangères, Annalena Baerbock, est un bon signe, a déclaré le rapporteur du Bundestag pour les Balkans occidentaux, Adis Ahmetovic, ajoutant que la stabilité et la perspective européenne sont actuellement de la plus haute importance pour les Balkans occidentaux. Lire plus (en anglais).
(EURACTIV Serbie | betabriefing.com)
SARAJEVO
L’ambassadeur russe en Bosnie-Herzégovine offensé par le chef de la délégation de l’UE. Lors du 22e anniversaire de la proclamation du district de Brčko en Bosnie-Herzégovine, l’ambassadeur Johann Sattler a évoqué l’invasion russe en Ukraine, après quoi l’ambassadeur russe Igor Kalabukhov s’est levé de manière ostentatoire et a quitté la cérémonie. Lire plus (en anglais).
(Željko Trkanjec | EURACTIV Croatie)
AGENDA:
- Italie : Le Premier ministre Mario Draghi et le Premier ministre polonais Mateusz Morawiecki ont accepté de se rencontrer à Versailles à l’occasion du Conseil de l’UE que les pays européens vont tenir jeudi et vendredi pour discuter d’éventuelles nouvelles sanctions contre la Russie.
- Bosnie-Herzégovine : La ministre allemande des Affaires étrangères, Annalena Baerbock, se rendra en Bosnie-Herzégovine.
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[Édité par Sarantis Michalopoulos, Alexandra Brzozowski, Daniel Eck, Benjamin Fox, Zoran Radosavljevic, Alice Taylor]