Les eurodéputés dénoncent la criminalisation de l’éducation sexuelle en Pologne

Selon les élus européens, la proposition de loi du gouvernement polonais, qui tend à considérer l'éducation sexuelle comme un crime, est une grave erreur et doit être retirée. Un article de notre partenaire Ouest-France.

Ouest-France
Le Parlement européen. [EPA-EFE/PATRICK SEEGER]

Selon les élus européens, la proposition de loi du gouvernement polonais, qui tend à considérer l’éducation sexuelle comme un crime, est une grave erreur et doit être retirée. Un article de notre partenaire Ouest-France.

Le Parlement européen a adopté une résolution, à 471 voix pour, 128 contre et 57 abstentions, jeudi 14 novembre, pour demander au parlement polonais de rejeter un projet de loi du gouvernement polonais, visant à criminaliser l’éducation sexuelle des mineurs.

Les eurodéputés demandent également une augmentation des fonds en direction de la société civile en matière d’éducation sexuelle dans tous les pays membres.

L’éducation sexuelle deviendrait un crime

Cette loi polonaise contre la pédophilie menace les enseignants dispensant une éducation sexuelle d’une peine pouvant aller jusqu’à trois ans d’emprisonnement, des amendements proposent même de porter cette peine à cinq ans.

Les éducateurs, les militants, les prestataires de soins de santé, les psychologues, les éditeurs, les journalistes et même les parents ou les tuteurs légaux pourraient aussi être concernés, relève l’eurodéputée socialiste (PS – S & D) Sylvie Guillaume.

Elle appelle le Parlement polonais à cesser les amalgames : « L’éducation à la sexualité et l’information sur la santé et les droits sexuels et reproductifs ne sont pas des crimes et n’ont rien à voir avec la pédophilie », déclare-t-elle dans un communiqué.

Lire la suite sur Ouest-France.