Les Européens séduits par Condoleezza Rice
Malgré des désaccords persistants sur l'Iran, la secrétaire d'Etat américaine Condoleezza Rice a réussi à séduire ses alliés européens et à créer une atmosphère de réconciliation véritable.
Malgré des désaccords persistants sur l’Iran, la secrétaire
d’Etat américaine Condoleezza Rice a réussi à séduire ses alliés
européens et à créer une atmosphère de réconciliation
véritable.
« Je pense qu’il s’est produit une sorte de rapprochement », a
déclaré Condoleezza Rice lors de sa visite au quartier-général
de l’OTAN, mercredi 9 février à Bruxelles. Mme Rice faisait
référence à ses discussions sur le dossier irakien avec
les membres européens de l’Alliance, qualifiées par la
secrétaire d’Etat américaine de « meilleures discussions que nous
ayons eu sur l’Irak » depuis la chute du régime de Saddam
Hussein.
Invitée le même jour au siège de la Commission, Mme Rice a
pu entendre son hôte, José Manuel Barroso, passer en revue
tous les sujets d’accord entre Américains et Européens : « Nous
partageons la conviction qu’il est plus vital que jamais que
l’Europe et les Etats-Unis oeuvrent ensemble à la promotion de la
démocratie, de la liberté, de la stabilité et de la prospérité
à travers le monde », a notamment déclaré le président de la
Commission. Lors d’une conférence de presse commune, la
Commissaire en charge des relations extérieures, Benita Ferrero
Waldner, a fait assaut d’amabilités à l’égard de la secrétaire
d’Etat américaine, affectueusement appelée « Condi »
par la Commissaire autrichienne.
Concernant le sujet très délicat des ventes d’armes à la
Chine, Condoleezza Rice a tenu à minimiser l’ampleur des
désaccords entre Européens et Américains : « Il me faut
vraiment souligner à quel
point les Européens ont cherché à prendre en compte
nos préoccupations. J’estime sincèrement que nous sommes
écoutés », a déclaré Mme Rice.
Des désaccords persistent cependant sur le dossier du nucléaire
iranien, la secrétaire d’Etat américaine insistant pour que le
problème soit porté devant le Conseil de sécurité de l’ONU si
Téhéran devait se montrer réticent à respecter les engagements pris
à l’égard de la troïka européenne (Allemagne, France,
GB).