Les groupes parlementaires de droite de l’UE lancent le "club des 27"
Les groupes politiques de centre droit des parlements de l’UE lancent le club des 27. Cette structure de coordination entre les députés de droite des États membres et le groupe PPE du Parlement a pour but de renforcer l’implication des parlementaires dans l’élaboration des politiques.
Les groupes politiques de centre droit des parlements de l’UE lancent le club des 27. Cette structure de coordination entre les députés de droite des États membres et le groupe PPE du Parlement a pour but de renforcer l’implication des parlementaires dans l’élaboration des politiques.
« Combien de référendums faudra-t-il perdre pour prendre conscience du décalage abyssal qui existe entre le projet européen et les citoyens? », s’est exclamé Jean-François Copé lors de la conférence de presse de lancement. « Les nonistes savent mettre en avant l’Europe des problèmes, nous ne savons pas construire l’Europe des solutions », a-t-il ajouté pour expliquer l’enjeu de la création de ce club. « Il faut développer la coopération entre les parlements nationaux », a renchérit le président du groupe PPE-DE au Parlement européen, Wilfried Martens.
Pour cette photo de famille des parlementaires de droite et du centre droit de l’UE, une vingtaine de parlementaires de l’UE était présent.
Prendre des positions publiques en amont
« A chaque fois que des directives ou des règlements commencent à être évoqués à Bruxelles, il faudrait que les députés nationaux prennent des positions publiques », explique Jean-François Copé. Le but étant d’éviter que des sujets aussi sensibles que la directive services ou la transposition de la loi OGM n’arrivent dans le débat public en surprenant les parlementaires, comme cela est presque toujours le cas.
Depuis les discussions sur le traité constitutionnel en 2004 et par la suite le traité de Lisbonne, la Commission européenne prend l’initiative de consulter les parlements nationaux dès le début des réflexions sur les directives. Mais les parlementaires nationaux sont loin d’être tous impliqués dans ces discussions.
La multiplication des déplacements de députés à Strasbourg et à Bruxelles a également été évoquée.
Toutes ces initiatives existent déjà par ci par là. La délégation pour l’UE de l’Assemblée nationale organise ce type de rencontres. De leurs côtés, les parlementaires suédois prennent déjà des positions communes très en amont des discussions à Bruxelles.
Il s’agirait de renforcer ces coopérations et surtout d’améliorer la coordination afin que les députés nationaux ne soient pas ceux qui se font taper sur les doigts par leurs administrés « pour des choses qui se passent ailleurs », a indiqué Jean-François Copé.
En liaison avec le groupe PPE du Parlement européen, le club des 27 va débattre des textes en discussion au niveau de l’UE. Répondant à une question sur la position du groupe sur la limitation de la TVA sur le fuel au sujet de laquelle tous les États membres, notamment l’Allemagne, ne sont pas d’accord, Jean-François Copé a indiqué qu’il ne s’agissait pas pour les partis membres du club, « d’être tous d’accord, mais de réfléchir ensemble à des solutions ». « Il faut faire de la politique avec l’Europe », estime quant à lui le président de la délégation pour l’UE de l’Assemblée nationale, Pierre Lequiller.
Sur le type de structure à créer, l’été devrait porter conseil au club, quant aux groupes politiques qui en feront partie « c’est à chaque État membre de décider », a précisé le président du groupe UMP. Il est clair que les groupes de droite des parlements nationaux ne sont pas tous europhiles au sein des 27.
Améliorer la participation aux élections européennes
S’il s’agit de rapprocher l’Europe des citoyens, les groupes parlementaires de droite des 27 ont en ligne de mire les élections européennes. « La participation forte reposera sur les députés et les sénateurs nationaux », a affirmé le président de la délégation pour l’UE à l’Assemblée nationale, Pierre Lequiller.
Prochaines étapes :
- 6-7 juillet : réunion des Présidents des délégations auprès de la COSAC
- Juin 2009 : élections européennes