Les ministres de l'UE parviennent à un accord sur le travail temporaire et le temps de travail [FR]

 La nuit dernière, les ministres européens de l'Emploi sont parvenus à sortir d'une impasse de longue date concernant les limites du temps de travail et le renforcement des droits des travailleurs temporaires. Cette initiative permettra à la Commission de présenter un paquet social exhaustif dans les prochaines semaines.

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 La nuit dernière, les ministres européens de l’Emploi sont parvenus à sortir d’une impasse de longue date concernant les limites du temps de travail et le renforcement des droits des travailleurs temporaires. Cette initiative permettra à la Commission de présenter un paquet social exhaustif dans les prochaines semaines.

L’accord sur la directive relative au temps de travail impose aux travailleurs de ne pas travailler plus qu’une moyenne de 48 heures par semaine. Elle permet néanmoins aux partenaires sociaux de trouver des arrangements souples si les employeurs autorisent l’allongement de la durée du travail. Cette clause, qui pourrait allonger d’un point de vue pratique le temps de travail jusqu’à 65 heures, était une demande principale formulée par le gouvernement britannique, tandis que l’Espagne et les autres gouvernements s’y sont fortement opposés.

Comme sauvegarde, les travailleurs auront le droit de signer des décharges pendant leur premier mois de travail et ne peuvent pas être pénalisés pour avoir refusé de le faire. L’UE avait insisté pour imposer des restrictions, suite à une étude révélant qu’un tiers des employés britanniques avait signé des formulaires de « décharge ».

Un groupe comprenant l’Espagne, la Belgique et la Grèce s’est opposé au compromis, le cataloguant comme un pas en arrière par rapport à l’objectif européen visant à accorder plus de sécurité aux travailleurs, mais la plupart des pays se sont dits satisfaits de l’accord.

Parallèlement, les ministres sont également parvenus à un accord sur le renforcement des droits des travailleurs des agences de travail temporaire, leur accordant les mêmes droits dans les domaines comme les congés payés et les allocations de maladie que leurs collègues permanents. Etant donné la forte pression exercée par le lobbying britannique, ce droit est uniquement accordé aux employés en poste depuis 12 semaines, alors que la Commission avait proposé une période de six semaines seulement.