Les ministres israélien et palestinien des Affaires étrangères attendus à Bruxelles lundi

Les ministres des Affaires étrangères de l’UE rencontreront lundi (22 janvier), séparément, leurs homologues d’Israël et de l’Autorité palestinienne, a-t-on appris de sources concordantes.

EURACTIV France avec AFP / Reuters
Israeli opeartion in the Gaza strip continues for day 102
Des Palestiniens traversent une zone dévastée dans le camp de réfugiés d’Al Nusairat, dans le sud de la bande de Gaza, le 16 janvier 2024. [ EPA-EFE/MOHAMMED SABER]

Les ministres des Affaires étrangères de l’UE rencontreront lundi (22 janvier), séparément, leurs homologues d’Israël et de l’Autorité palestinienne, a-t-on appris vendredi (19 janvier) de sources concordantes.

Le chef de la diplomatie israélienne Israël Katz rencontrera les ministres européens lundi matin, puis ce sera le tour du chef de la diplomatie palestinienne Riyad al-Maliki dans l’après-midi, ont précisé ces sources, ajoutant qu’une rencontre entre les deux hommes n’était pas prévue.

Les Vingt-Sept veulent entendre les deux parties sur les moyens de mettre un terme à la violence sur le terrain à Gaza, qui a déjà fait des milliers de victimes depuis l’attaque sans précédent du Hamas contre Israël le 7 octobre.

D’autres ministres de la région sont attendus à Bruxelles. Les ministres égyptien Sameh Choukry, saoudien Fayçal ben Farhane et jordanien Ayman Safadi, ainsi que le secrétaire-général de la Ligue Arabe Ahmed Aboul Gheit, auront un déjeuner de travail avec leurs homologues européens.

Une solution à deux États

L’Union européenne s’est prononcée à maintes reprises, à l’instar des États-Unis, en faveur d’une solution à deux États, pour stabiliser la région et ramener la paix.

Plusieurs États membres de l’UE ont réclamé un cessez-le-feu permanent et immédiat, mais d’autres comme l’Allemagne ou la Hongrie, s’y opposent, insistant sur le droit d’Israël à se défendre, dans le respect du droit international.

Lors de leur réunion lundi, les chefs de la diplomatie de l’UE devraient entériner de nouvelles sanctions contre le Hamas. Plusieurs États membres réclament également des sanctions à l’encontre des colons israéliens extrémistes en Cisjordanie, mais plusieurs autres pays européens y sont plus réticents.

En Cisjordanie, plus de 360 Palestiniens ont été tués depuis le 7 octobre par l’armée israélienne ou des colons juifs, selon le ministère palestinien de la Santé.

Pour rappel, la guerre, qui a dévasté la bande de Gaza et déplacé plus de 80 % de la population, a été déclenchée par une attaque du Hamas le 7 octobre dans le sud d’Israël qui a entraîné la mort de 1 140 personnes, selon un décompte de l’AFP à partir de chiffres officiels.

En représailles, Israël a juré d’anéantir le Hamas, qui a pris le pouvoir à Gaza en 2007. Selon le ministère de la Santé du Hamas, 24 448 personnes ont été tuées dans les opérations militaires israéliennes dans le territoire palestinien.

Sanctions contre le Hamas

Parallèlement à cela, Bruxelles a adopté vendredi un régime de sanctions visant le groupe militant palestinien Hamas, selon un haut responsable de l’UE s’exprimant sous couvert d’anonymat. Il a également indiqué que les premières mesures viseraient six personnes impliquées dans le financement du groupe.

« Ce que nous faisons maintenant — cela a été fait aujourd’hui et je pense que cela sera annoncé dans les prochaines heures — c’est que nous avons adopté un régime spécifique pour le Hamas. Nous avons dressé une liste de six personnes », a déclaré le responsable.

Il a ajouté que ces six personnes étaient toutes originaires de pays arabes ou africains et qu’elles participaient au financement du Hamas.

Jeudi (18 janvier), un porte-parole adjoint du ministère français des Affaires étrangères avait déjà indiqué que le régime de sanctions envisagé par l’UE viserait « des individus et des transferts de fonds » et avait indiqué que le Conseil « Affaires étrangères » les adopteraient ce lundi.

[Édité par Anne-Sophie Gayet]