Les ONG du secteur social testent la future présidence de l'UE [FR]

Les ONG européennes du secteur social ont présenté un test en neuf points afin d'évaluer la performance de la présidence allemande. 

Les ONG européennes du secteur social ont présenté un test en neuf points afin d’évaluer la performance de la présidence allemande. 

La Plateforme sociale remet aux présidences, en début de mandat, une série de questions d’actualité sur le plan social, en vue de les inciter à prendre des engagements plus concrets. Les présidences sortantes sont évaluées au travers de ce test qui leur a été soumis six mois plus tôt.

La Plateforme estime que la position de la présidence allemande sur les questions sociales revêt une importance particulière car son mandat coïncide avec la consultation de la Commission sur Moderniser le droit du travail pour relever les défis du XXIe siècle qui, selon les ONG, sera « décisive pour définir une nouvelle approche entre flexibilité et sécurité (flexicurité) sur le marché du travail ».

Les questions que la Plateforme posera au gouvernement allemand en fin de mandat portent notamment sur :

  • L’avenir de l’Europe : La présidence allemande a t-elle créé un débat démocratique et transparent sur le traité constitutionnel, en soulignant la nécessité de renforcer la dimension sociale du prochain texte?
  • La dimension sociale de l’action de l’Union : La présidence allemande a-t-elle contribué à équilibrer la stratégie pour la ‘croissance et l’emploi », en mettant l’accent sur la cohésion et l’inclusion sociales?
  • La flexicurité : La présidence allemande a t-elle facilité une approche équilibrée sur la flexibilité et la sécurité tout en garantissant la participation active de la société civile?
  • L’égalité et la lutte contre les discriminations : La présidence allemande a-t-elle progressé sur la question de l’égalité des chances ?
  • « L’Alliance européenne pour les familles » : La présidence allemande a-t-elle réussi à établir une alliance importante reposant sur une définition générale des familles et sur les réalités actuelles vécues par les Européens, capable de faire progresser la question de l’égalité hommes-femmes et de la prise en charge des parents dépendants?

Dans son 
programme
, la présidence allemande souligne que le « débat sur le modèle social européen doit avoir du contenu ». Ceci implique toutefois une évaluation de la réglementation relative à la sécurité au travail, qui prévoit éventuellement de se débarrasser de la législation jugée inutile. Cette analyse s’inscrit dans le cadre du programme de la présidence lié à l’initiative « Mieux légiférer », qui vise plus à satisfaire les entreprises que les ONG du secteur social. Il reste à voir comment l’Allemagne, dont le modèle social diffère beaucoup des modèles scandinaves, interprètera le concept de ‘flexicurité’, mentionné explicitement comme objectif du programme mais sans autre précision.