Les pays de l'est se disputent les faveurs de Volkswagen
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BELGRADE/BUCAREST/SOFIA/ZAGREB
Quatre pays en Europe du Sud-Est ont appris que Volkswagen avait reporté sa décision de construire une usine en Turquie, à la suite de l’offensive militaire d’Ankara dans le nord-est de la Syrie.
Volkswagen a déclaré mercredi (23 octobre) à Euractiv qu’elle ne cherchait pas un nouvel emplacement : « Nous suivons les événements très attentivement. La planification de la nouvelle usine est toujours en attente — et nous n’avons actuellement aucun projet pour d’autres sites. »
Cependant, la Serbie, la Bulgarie, la Roumanie et la Croatie, ont rapidement fait l’apologie de l’investissement de 1,4 milliard d’euros prévu par VW. Pour ces quatre pays, qui se situent tous bien en deçà du PIB moyen par habitant de l’UE, l’usine boosterait l’économie et apporterait beaucoup de changements positifs.
La Bulgarie, initialement présélectionnée avec la Turquie, a réagi immédiatement en proposant de doubler son offre de subvention directe du gouvernement à VW de 130 à 260 millions d’euros, a annoncé l’ancien président, Rossen Plevneliev, maintenant président d’Automotive Cluster Bulgaria.
En Serbie, lors d’une conférence de presse conjointe avec le ministre allemand de l’Économie, Peter Altmaier, en visite lundi (21 octobre), le président Aleksandar Vučić a déclaré que la Serbie avait été la généreuse avec Volkswagen.
« Nous avons offert plus que tous ces pays. Tout ce qu’ils offrent, nous offrirons plus », a clamé Aleksandar Vučić. Selon lui, la Serbie n’est pas un membre de l’UE comme la Bulgarie ou la Roumanie et nous n’avons pas un grand marché comme la Turquie, mais Belgrade pourrait offrir de meilleures subventions.
Belgrade détient un partenariat commercial avec Fiat Chrysler Automobiles, qui produit le modèle Fiat 500L, tandis que la Roumanie accueille Renault (propriétaire de Dacia) et Ford.
De son côté, la Première ministre roumaine, Viorica Dăncilă, a indiqué que le gouvernement avait déjà contacté VW et que le ministre chargé de l’Environnement des Affaires, du Commerce et de l’Entrepreneuriat, Radu Oprea, s’était rendu en Allemagne pour présenter l’offre de la Roumanie.
La Croatie a déclaré publiquement qu’elle était en lice pour accueillir l’usine sur son territoire après la visite de Peter Altmaier à Zagreb lundi (21 octobre).
« Notre principal objectif est de regagner la confiance des investisseurs allemands et de leur assurer un climat propice à l’investissement », a déclaré Darko Horvat, ministre croate de l’Économie.
(Julija Simic |Euractiv Serbie, Bogdan Neagu | Euractiv Roumanie, Krassen Nikolov | Euractiv Bulgarie, Zoran Radosavljevic | Euractiv.com, Florence Schulz | Euractiv Allemagne)
BERLIN
Les sueurs froides de Thuringe : Une enquête publiée jeudi (24 octobre) à la veille des élections du Land de Thuringe, dimanche, montre que l’actuelle coalition entre la Gauche (Die Linke), le Parti social-démocrate (SPD) et l’Alliance 90/les Verts (Bündnis90/Die Grünen) est loin d’être assurée. Die Linke oscille autour de 28 %, alors que les chrétiens-démocrates (CDU) et l’extrême droite (Alternative für Deutschland, AfD) sont à égalité avec 24 %. Le SPD obtiendrait 9 % des voix et les Verts 8 %. Avec 5 %, les libéraux (FDP) devraient en avoir juste assez pour obtenir des sièges au parlement du Land. (Claire Stam | Euractiv Allemagne)
PRAGUE
Conflit d’intérêts confirmé. Les premiers résultats de la commission du Sénat tchèque chargée d’évaluer les projets de rapports de la Commission européenne sur le Premier ministre Andrej Babiš ont confirmé que le Premier ministre est en situation de conflit d’intérêts.
Dans ses projets d’audits, la Commission affirmait que M. Babiš avait conservé son influence sur la société agrochimique Agrofert, qui dépend en grande partie des fonds communautaires. M. Babiš avait nié tout acte répréhensible et une commission spéciale a été créée au Sénat pour examiner les documents de l’exécutif européen.
La commission du Sénat tchèque fera part de ses conclusions au reste de la Chambre haute la semaine prochaine. Elle a également demandé une prorogation d’un an de son mandat et a invité Andrej Babiš à comparaître à sa prochaine réunion. (Aneta Zachová | Euractiv République tchèque)
BUCAREST
Orban présente ses ministres : Ludovic Orban, le Premier ministre désigné, a dévoilé son cabinet jeudi (24 octobre), dont il espère qu’il sera approuvé la semaine prochaine. Le gouvernement proposé comprend quelques anciens ministres, mais aussi de nouveaux visages. M. Orban a tenu sa promesse de réduire le nombre de postes ministériels : le cabinet comprend un vice-premier ministre et 15 ministres aux côtés du Premier ministre, contre les 21 ministres et trois députés Viorica Dancila. (Euractiv Roumanie)
ZAGREB/SARAJEVO
La crise des migrants en Bosnie-Herzégovine laisse la Croatie sous pression. L’UE allouera 2 millions d’euros supplémentaires à la Bosnie-Herzégovine afin qu’elle puisse faire face à la crise des migrants, qui atteint un point critique, des milliers de ressortissants étrangers cherchant à se rendre en Europe occidentale étant bloqués dans les provinces occidentales du pays. « Cela porte l’aide humanitaire de l’UE dans le pays à 5,8 millions d’euros depuis 2018 », a indiqué la Commission.
Lors de sa visite à Zagreb, le ministre de l’Intérieur en Bavière, Joachim Herrman, a remercié la police croate pour la protection des frontières européennes, mais s’est dit préoccupé par le nombre croissant de migrants clandestins dans les Balkans occidentaux. « Ce nombre est très inquiétant. Les instructions que nous avons reçues sont claires : la situation d’automne 2015 ne doit pas se reproduire en Bavière ou en Allemagne », a déclaré M. Herrman. (Željko Trkanjec | Euractiv Croatie)