Les repreneurs d’Alitalia ne devront pas rembourser l’aide d’Etat [FR]
La Commission européenne a approuvé le rachat d’Alitalia par un consortium d’investisseurs italiens privés, levant ainsi leur obligation de rembourser les quelque 300 millions d’euros d’aide d’Etat octroyés par le gouvernement italien à la compagnie aérienne en difficulté.
La Commission européenne a approuvé le rachat d’Alitalia par un consortium d’investisseurs italiens privés, levant ainsi leur obligation de rembourser les quelque 300 millions d’euros d’aide d’Etat octroyés par le gouvernement italien à la compagnie aérienne en difficulté.
La décision de l’exécutif européen a été prise après que le gouvernement italien a aidé à mettre en place un consortium qui ne rachètera que les actifs sains d’Alitalia. Le consortium CAI, conduit par le directeur de Piaggio Roberto Colaninno, était intéressé par Alitalia à condition qu’il ne doive pas rembourser les prêts des aides d’Etats.
Au terme de l’enquête sur les aides d’Etat lancée au mois de juin dernier, la Commission a estimé que la vente des actifs d’Alitalia ne constituait pas une aide d’Etat si cette vente avait lieu aux conditions du marché. A cet effet, un superviseur avait été nommé. Toute aide d’Etat accordée à la compagnie aérienne en difficulté qui violerait la loi selon Bruxelles devrait être remboursée par Rome.
Antonio Tajani, vice-président de la Commission, responsable de la question du transport, avait indiqué qu’il était confiant par rapport au fait que la décision clarifierait la situation d’Alitalia. Au mois d’août, un administrateur extraordinaire, Augusto Fantozi, avait été désigné pour gérer la compagnie en faillite.
Le processus conduira à la création d’une compagnie privée, plus petite mais plus efficace, a indiqué le commissaire Tajani. J’ai observé que les compagnies aériennes peuvent se remettre sur pied, prospérer et se concurrencer avec succès dans l’intérêt des passagers et du secteur aérien, ce qui essentiel pour la concurrence en Europe, a-t-il souligné.
L’administrateur extraordinaire, qui sera désigné dans quelques jours, devra préparer un rapport complet dans les deux semaines qui suivront sa nomination. Au cas où la Commission n’est pas satisfaite avec un élément de la procédure, M. Tajani a souligné que l’affaire serait rouverte.
Le plan de sauvetage, similaire à celui de Sabena ou plus récemment à celui d’Olympic, devrait relancer la compagnie aérienne avant la fin de l’année.