Les Tories pour un recul du Royaume-Uni en Europe [FR]

Le Royaume-Uni doit nouer des alliances avec des pays hors-UE si elle veut conserver un rôle de premier plan sur la scène internationale, a déclaré mardi (21 juillet) le porte-parole de l’opposition conservatrice, William Hague.

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Le Royaume-Uni doit nouer des alliances avec des pays hors-UE si elle veut conserver un rôle de premier plan sur la scène internationale, a déclaré mardi (21 juillet) le porte-parole de l’opposition conservatrice, William Hague.

A l’occasion d’un discours fixant les objectifs des conservateurs en matière de politique étrangère, M. Hague a déclaré que le Royaume-Uni devrait renforcer son alliance avec les pays du Commonwealth, comme l’Inde, et réduire son engagement avec l’Europe et les Etats-Unis.

Depuis trop longtemps, le personnel politique de ce pays a été obsédé par l’Europe et l’Amérique. Bien entendu, ces relations sont, et continueront à être, vitales. Mais un leadership sérieux et responsable au XXIème siècle signifie s’engager avec beaucoup plus d’énergie dans des parties du monde où se trouveront de plus en plus les intérêts stratégiques britanniques.

Moins d’un an avant les élections, les enquêtes d’opinion révèlent que les conservateurs sont bien en tête devant le Labour au gouvernement et ils commencent à détailler leur programme gouvernemental pour le pays.

M. Hague, qui est pressenti au poste de ministre des Affaires étrangères en cas de retour au pouvoir des conservateurs, a décrit le Commonwealth comme une organisation qui a été négligée et sous-évaluée quand les travaillistes siégeaient au gouvernement au Royaume-Uni.

Dans ce contexte, M. Hague a déclaré que l’Inde et le Royaume-Uni devraient forger une nouvelle relation spéciale, en se concentrant particulièrement sur la lutte contre le terrorisme, la protection de l’environnement et la mondialisation.

Le porte-parole des conservateurs pour la politique étrangère a refroidi les espoirs de voir le Royaume-Uni relancer son engagement militaire en Europe, déclarant que les budgets étaient trop restreints et que la défense européenne ferait doublon avec l’OTAN.

En dehors du Royaume-Uni et de la France, il n’existe aucun signe d’un autre pays européen qui ferait de sérieux efforts pour développer des capacités militaires plus importantes, a déclaré M. Hague. Nous critiquons les accords pour une défense européenne car ils impliquent trop souvent une réaffectation ou une duplication des structures de l’ONU – qualifier quelque chose d’européen ne signifie pas un réel renforcement de la capacité d’agir de l’Europe.   

Il a aussi déclaré que l’Union européenne était l’une des institutions qui devaient s’adapter à la nature changeantes des équilibres économiques et politiques mondiaux et qui devrait évoluer vers moins de centralisation. 

Je ne tiens pas ici un discours sur la politique européenne ; tout le monde connaît notre opinion sur l’Union européenne. Elle doit se concentrer sur les questions de la compétitivité mondiale, de la pauvreté mondiale et du changement climatique, et nous nous opposons par ailleurs à davantage de centralisation du pouvoir dans l’UE tel que cela est prévu dans le traité de Lisbonne.

Nous constatons que le traité risque d’entraîner des conflits institutionnels au sein de l’UE, par exemple entre le président et le haut représentant à la politique étrangère, ainsi qu’un recul de la prise de décision démocratique dans les Etats nations, un problème sérieux que la Cour constitutionnelle allemande a soulevé dans une décision récente sur le traité de Lisbonne.

M. Hague a affirmé qu’un gouvernement conservateur ferait des relations avec les Balkans une priorité de premier rang. Il est également vital que l’UE ne renonce pas à l’élargissement. Une Union européenne sans les Balkans occidentaux connaitrait pour toujours comme un vide désenchanté et désabusé en son centre.