L'Expresso : Déséquilibre sur le tandem franco-allemand
Aujourd'hui dans l'Expresso : la relation franco-allemande fragilisée par le contexte politique français, la position sur la Russie n’est pas le facteur décisif d’entente pour les Patriotes pour l’Europe, l’adhésion de l’Ukraine à l’OTAN reste compromise.
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À LA UNE
Chers lecteurs et chères lectrices de L’Expresso,
L’Europe a retenu son souffle dimanche 7 juillet, point culminant d’un mois d’une rare intensité dans la vie politique française après l’annonce de la dissolution par Emmanuel Macron le 9 juin.
L’Allemagne a suivi toute cette séquence avec un intérêt manifeste, attachée à sa relation diplomatique si spéciale avec la France.
Pourtant, malgré le « soulagement » du gouvernement allemand après la défaite de l’extrême droite aux élections législatives françaises, celui-ci craint désormais un éventuel vide de pouvoir à Paris qui pourrait compromettre la relation entre les deux pays alliés. Tous les détails dans l’article de Nick Alipour.
Un Premier ministre français d’extrême droite aurait été « un grand défi » pour l’intérêt de l’Allemagne à la réussite du projet européen, qui n’est « possible qu’avec la France », a réagi le chancelier Olaf Scholz, hier, rassuré.
Il faut dire que la coordination franco-allemande est souvent déterminante pour l’obtention de consensus entre les États membres de l’UE.
L’avenir politique de la France reste toutefois confus avec une Assemblée nationale sans majorité absolue, et, par conséquent, des affaires franco-françaises à gérer. Ce contexte pourrait ainsi accroître l’influence de la Pologne au niveau européen, déjà membre du Triangle de Weimar, et une coopération plus importante avec le gouvernement de Donald Tusk.
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Sarah N’tsia
Éditrice de l’Expresso
BUDAPEST
La Hongrie défend le « rétablissement des échanges » avec Vladimir Poutine. La visite controversée du Premier ministre hongrois Viktor Orbán en Russie, condamnée par la plupart des dirigeants de l’UE qui y voient une complaisance à l’égard de Moscou, visait à recueillir des informations sur la faisabilité d’un cessez-le-feu, a indiqué son principal conseiller en politique étrangère à Euractiv. Par Alexandra Brzozowski.
LONDRES
L’OTAN et l’Europe priorités du nouveau Premier ministre britannique Keir Starmer sur le volet international. Le nouveau Premier ministre britannique Keir Starmer a annoncé que son premier déplacement officiel à l’étranger se déroulera au sommet de l’OTAN à Washington ce mardi. Il a affirmé que ce rendez-vous était l’occasion « d’exprimer clairement notre soutien indéfectible à l’OTAN » et « de réaffirmer notre soutien à l’Ukraine ». Par Chris Powers.
PRAGUE
La position sur la Russie n’est pas le facteur décisif d’entente pour les Patriotes pour l’Europe. Le nouveau groupe parlementaire européen Patriotes pour l’Europe est sous le feu des critiques depuis sa création, car les partis membres ont des positions différentes sur la Russie et son agression actuelle contre l’Ukraine. Selon l’ANO de l’ancien Premier ministre tchèque Andrej Babiš, les partis membres ne sont pas « à la recherche d’alliés qui auraient le même point de vue sur la Russie ». Par Kateřina Horáková.
SOFIA
En Bulgarie, les sanctions contre le codirigeant du parti DPS Deylan Peevski compliquent la formation d’un gouvernement. Alors que la Bulgarie s’apprête à vivre ses septièmes élections générales en près de quatre ans, le codirigeant du DPS, Delyan Peevski, sanctionné par les États-Unis et le Royaume-Uni pour corruption, pose un obstacle aux négociations visant à former un gouvernement régulier à Sofia. Par Krassen Nikolov.
BRATISLAVA
Les Slovaques de plus en plus favorables à une orientation géopolitique pro-occidentale, selon une récente enquête. Un grand nombre de Slovaques sont désormais favorables à une orientation géopolitique pro-occidentale pour le pays, selon une enquête récente qui, comparée à l’année dernière, révèle que ce groupe a désormais dépassé ceux qui préfèrent une position équilibrée entre la Russie et l’Occident. Par Natália Silenská.
L’ACTU DES INSTITUTIONS
La Hongrie s’engage à être un « médiateur honnête » pendant sa présidence européenne. Face aux inquiétudes concernant son impartialité, la Hongrie s’engage à être un « médiateur honnête » durant sa présidence au Conseil de l’UE, en se concentrant sur la paix en Ukraine, la lutte contre l’immigration illégale, la politique familiale et la stimulation de la compétitivité grâce à des processus d’approbation rationalisés. Par Julia Tar.
Pourquoi l’adhésion de l’Ukraine à l’OTAN reste compromise. Alors que les dirigeants de l’OTAN devraient cette semaine, à Washington, rassurer l’Ukraine sur la constance de leur soutien, il est probable qu’ils n’abordent pas clairement la possibilité d’une future adhésion de l’Ukraine à l’alliance militaire occidentale. Par Alexandra Brzozowski et Aurélie Pugnet.
[Éditions par Sarah N’tsia & traductions par Jeanne Manikieu]