L'Expresso : Quand la coalition allemande menace d'imploser
Vous pensiez que la politique française avait son lot de rebondissements : allez donc voir ce qui se trame outre-Rhin !
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À LA UNE
Chers lecteurs et chères lectrices de l’Expresso,
Vous pensiez que la politique française avait son lot de rebondissements : allez donc voir ce qui se trame outre-Rhin !
La coalition gouvernementale allemande, qui regroupe les verts, les libéraux et les sociaux-démocrates autour du Chancelier Olaf Scholz, est en tout et pour tout au bord de l’implosion, nous rapporte le correspondant d’Euractiv à Berlin, Nick Alipour.
Au cœur de toutes les tensions, les désaccords profonds qui règnent autour de la politique à mener pour relancer une économie allemande en proie à une profonde récession – alors que l’extrême droite confirme son assise dans plusieurs länder clefs de l’est du pays.
Le ministre écolo de l’Économie Robert Habeck, en bon keynésien qu’il est, veut soutenir la relance économique par l’investissement, avec la création d’un nouveau fonds d’investissement vert.
Quitte à faire fi de la règle constitutionnelle dite « loi de frein à l’endettement », qui impose des conditions strictes sur la levée de la dette.
Son homologue Christian Lindner, ministre des Finances, ne veut rien entendre : la relève de l’économie passera par une politique de l’offre, qui tranche dans les dépenses publiques et baisse les impôts pour stimuler l’activité.
Le Chancelier doit tenir plusieurs réunions d’urgence à partir d’aujourd’hui pour trouver des terrains d’entente et enterrer la hache de guerre. Ou alors voir, comme certaines mauvaises langues le président déjà, la coalition imploser avant la fin de la semaine.
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Théo Bourgery Gonse
Journaliste
CHISINAU
En Moldavie, victoire de la présidente pro-européenne Maia Sandu. Deux semaines après la victoire sur le fil du « oui » au référendum sur l’UE, la Moldavie a confirmé dimanche 3 novembre sa trajectoire européenne en reconduisant sa présidente Maia Sandu à l’issue d’une élection tendue sur fond de soupçons d’ingérences russes. D’Euractiv France avec AFP.
BERLIN
Le centre d’influence de l’Europe se déplace-t-il de Varsovie à Londres ? Avec l’entrée en fonction du Premier ministre britannique Keir Starmer, l’ancien axe européen composé de la France, de l’Allemagne et du Royaume-Uni connaît un regain d’activité, tandis que des questions se posent sur les progrès du Triangle de Weimar. Par Nick Alipour.
ROME
Accord Italie-Albanie : Giorgia Meloni persiste et signe, malgré les décisions judiciaires. Le gouvernement italien a décidé de poursuivre le transfert de migrants vers l’Albanie, malgré la décision d’un tribunal romain d’y mettre fin, arguant qu’il était impossible de déterminer si les exilés envoyés en Albanie venaient de pays dits « sûrs ». Un article d’Alessia Peretti.
PARIS
Durable, mais invendable : les producteurs de lait bio lâchés par l’industrie. Le groupe Lactalis a annoncé en septembre qu’il rompait ses contrats avec 270 exploitations laitières françaises, invoquant l’impossibilité d’écouler les excédents de lait sur les marchés internationaux. Une décision qui fragilise de nombreux producteurs de lait bio en France. De Hugo Struna et Sofia Sanchez Manzanaro.
L’ACTU DES INSTITUTIONS EUROPÉENNES
Klaus Welle : Giorgia Meloni peut être l’architecte d’une nouvelle relation Bruxelles-Washington sous Donald Trump. Giorgia Meloni serait « susceptible de jouer un rôle constructif » dans l’avènement d’une nouvelle relation diplomatique entre l’UE et les États-Unis sous Donald Trump, affirme Klaus Welle, ancien secrétaire général du Parlement européen entre 2009 et 2022, lors d’une interview avec Euractiv.
L’avenir de l’économie européenne menacé par les tensions entre l’UE, la Chine et les États-Unis. La décision historique de Volkswagen de fermer des usines en Allemagne est le symptôme d’une crise plus large à laquelle est confrontée l’économie européenne — qui pourrait être aggravée par la réélection de Donald Trump, ou par des représailles de Pékin contre les droits de douane récemment imposés par l’UE sur les véhicules électriques chinois. De Thomas Moller-Nielsen.
Europe méditerranéenne et États-Unis : les dessous d’une relation complexe. Une victoire de Kamala Harris ou Donald Trump ne devrait pas réduire l’importance de la région méditerranéenne orientale de l’Europe – Grèce, Turquie et Chypre – pour la politique étrangère américaine, mais pourrait modifier l’équilibre entre les acteurs locaux… au risque de raviver certaines tensions. Un article de Sarantis Michalopoulos à lire en anglais sur euractiv.com.
[Éditions par Théo Bourgery-Gonse & traductions par Sarah Chaumot]