L’Italie entière mise en quarantaine pour ralentir l'épidémie de coronavirus

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Les derniers développements concernant le coronavirus

La péninsule à l’isolement. En Italie, le gouvernement a mis tout le pays en quarantaine, adoptant ainsi une mesure sans précédent. Les restrictions déjà imposées dans le nord la semaine dernière couvriront désormais l’ensemble du pays. Au soir du lundi 9 mars, le nombre de personnes atteintes du COVID-19 s’élevait à 9 172 et le nombre de morts avait bondi de 97 à 463.

Les mesures plus strictes comprendront des restrictions de voyage dans toute l’Italie et une interdiction de toute manifestation publique, afin de tenter d’enrayer la propagation du nouveau coronavirus. (Gerardo Fortuna, Euractiv.com)

À Athènes, quatre nouveaux cas « orphelins » ont été signalés le 9 mars. La nouvelle a fait froncer les sourcils au gouvernement, car ces nouveaux cas ne sont pas liés aux 84 cas de coronavirus confirmés à ce jour. Le gouvernement envisage des mesures strictes, notamment la fermeture des écoles si un élève est soupçonné d’avoir été infecté par le virus.

En attendant, un Grec sur trois croit qu’il existe un vaccin mais que la communauté mondiale « le cache » et aussi que le virus ne peut pas être transmis au cours de la Sainte-Cène. (Sarantis Michalopoulos, Euractiv.com, Alexandra Brzozowski, Euractiv.com)

En Espagne, les cas de coronavirus ont plus que doublé dans la communauté autonome de Madrid (Comunidad de Madrid) au cours des dernières 24 heures, et dans toute l’Espagne, les cas confirmés de contagion ont également augmenté pour atteindre un total de 1 204 et 24 décès lundi 9 mars. (Fernando Heller, Euroefe)

Au Portugal, le gouvernement va doubler la ligne de crédit pour le soutien à la trésorerie des entreprises de 100 à 200 millions d’euros afin de limiter l’impact du nouveau coronavirus. Cette mesure s’inscrit dans le cadre du dispositif annoncé lundi 9 mars aux partenaires sociaux pour enrayer la propagation du virus. Le gouvernement a également annoncé la suspension temporaire des visites dans les hôpitaux, les foyers et les prisons dans la partie nord de la région la plus touchée, certaines écoles secondaires et universités ont également été temporairement fermées. Au soir du lundi 9 mars, le Portugal comptait 39 cas de coronavirus, principalement dans la partie nord du pays. (lusa.pt)

En Pologne, les autorités ont décidé de prendre des mesures plus strictes en introduisant des contrôles sanitaires à la frontière avec l’Allemagne et la République tchèque, maintenant que 17 cas de coronavirus ont été confirmés. Le président Andrzej Duda a convoqué une réunion de sécurité nationale à 11 heures ce 10 mars pour discuter de la menace que représente le coronavirus. (Łukasz Gadzała, Euractiv Pologne)

En Roumanie, deux autres infections par le coronavirus ont été signalées lundi 9 mars, ce qui porte à 17 le nombre total de personnes infectées en Roumanie (dont cinq se sont déjà rétablies). Le pays a décidé de fermer les écoles entre le 11 et le 22 mars, avec la possibilité de prolonger la suspension si nécessaire, pour éviter de propager l’épidémie de coronavirus. (Euractiv Roumanie)

Autres nouvelles des capitales

BERLIN

Angela Merkel tente d’apaiser les craintes des conservateurs. Lors d’un forum économique germano-grec lundi 9 mars, la chancelière allemande Angela Merkel a voulu apaiser certains de ses collègues de parti, qui craignent un nouvel afflux de réfugiés en Allemagne à mesure que la situation à la frontière turco-grecque se développe. « 2020 n’est pas 2015 », a-t-elle affirmé lors de l’événement, ajoutant qu’elle et son gouvernement utiliseraient les leçons apprises au cours des cinq dernières années pour faire face à un nouvel afflux de réfugiés. Angela Merkel a également fermement condamné les actions du président turc Recep Tayyip Erdoğan, les qualifiant d’« inacceptables » et demandant que l’on fasse preuve de soutien et de solidarité à l’égard de la Grèce. (Sarah Lawton, Euractiv Allemagne)

PARIS

Les Français fidèles à leur maire. La moitié des Français (50%) envisagent de réélire leur maire ou, au cas où il ne se représenterait pas, ont l’intention de voter pour celui qu’il soutient, selon un nouveau sondage publié lundi 9 mars, six jours seulement avant le premier tour des élections municipales. Comme 65 % des personnes interrogées considèrent que le travail des maires sortants depuis 2014 est excellent ou bon, il est clair que la loyauté constituera un facteur important lors des scrutins à venir. (Euractiv France)

LONDRES

Le patron d’Equality suspendu par le Labour. L’ancien chef de l’Observatoire britannique de l’égalité, Trevor Phillips, a vu son appartenance au parti travailliste d’opposition suspendue en raison d’allégations d’islamophobie, a-t-on appris lundi 9 mars. (Benjamin Fox, Euractiv.com)

VIENNE

La Commission européenne critiquée au centième jour de son mandat. Angelika Winzig, membre du parti conservateur ÖVP – le parti autrichien frère de la CDU auquel appartient Ursula von der Leyen, la présidente de la Commission européenne – a loué la présidente de l’exécutif européen pour avoir « commencé [son mandat] en fixant des objectifs ambitieux pour résoudre les défis de notre temps ». Ses partenaires de coalition du camp des Verts se sont ont en revanche montrés moins flatteurs. La cheffe de la délégation des Verts, l’eurodéputée Monika Vana, a reconnu certains progrès dans le cadre du Green Deal mais a attribué à la nouvelle présidente de la Commission une « note qui ne dépasse pas « un solide satisfaisant » (l’équivalent autrichien d’un « C ») car son équipe avance toujours aussi lentement que celle de Juncker. (Philipp Grüll, Euractiv Allemagne)

LISBONNE

Le gouvernement accueillera des enfants migrants non accompagnés en provenance de Grèce. Le Portugal est l’un des pays de l’UE qui a accepté d’accueillir des enfants migrants non accompagnés sur les îles grecques, a déclaré lundi la présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, qui s’est félicitée de cette aide et s’est montrée préoccupée par la situation de ces mineurs. (Ana Matos Neves, lusa.pt)

PRAGUE

Manfred Weber critique le Premier ministre. Il ne fait aucun doute que le Premier ministre tchèque, Andrej Babiš, est soumis à un conflit d’intérêts, a déclaré Manfred Weber, le président du groupe PPE, à Hospodářské noviny. Le PPE souhaite ajouter un texte à la résolution du Parlement européen concernant le conflit d’intérêts présumé d’Andrej Babiš – sur lequel il devait voter jeudi 5 mars mais qui a été reporté en raison de l’épidémie de COVID-19. Ce texte supplémentaire souligne l’existence de « structures oligarchiques » en République tchèque. Ces structures « naissent lorsque quelqu’un détient le pouvoir économique, politique et médiatique entre ses mains », a ajouté Manfred Weber. (Aneta Zachova, Euractiv République tchèque)

LJUBLJANA

Le parti de Janez Janša en tête des sondages. Comme prévu, le parti conservateur et anti-immigration SDS (PPE) du nouveau Premier ministre slovène Janez Janša, a obtenu le soutien de 19,6 % de la population (18,2 % le mois dernier), ce qui en fait le parti le plus soutenu du pays. Le LMŠ, parti dirigé par l’ancien Premier ministre Marjan Šarec, est passé de 16,6 % à 13,8 %. (Željko Trkanjec, Euractiv Croatie)

SOFIA

La mortalité infantile la plus élevée. La Roumanie et la Bulgarie sont les deux pays de l’UE où le plus grand nombre de bébés sont morts en 2018 avant l’âge de un an, révèlent les données d’Eurostat publiées lundi 9 mars. La Roumanie compte six décès pour 1 000 naissances vivantes. Le chiffre pour la Bulgarie est de 5,8. Malte arrive en troisième position avec 5,6 décès. Au total, pour l’Union en 2018, quelque 14 600 enfants sont morts avant d’avoir atteint l’âge d’un an. Cela équivaut à 3,4 décès pour 1 000 naissances vivantes. (Euractiv Bulgarie)