Macron appelle la communauté internationale à « revenir à la raison » alors que le conflit avec l'Iran s'intensifie
« Je pense que tout le monde devrait se calmer », a déclaré le président français
Emmanuel Macron a appelé la communauté internationale à « revenir à la raison » et à apaiser le conflit qui fait rage au Moyen-Orient, alors que la riposte iranienne à la frappe israélienne contre un important gisement de gaz iranien a fait flamber les prix mondiaux de l’énergie et attisé les craintes que la guerre ne dégénère.
S’exprimant avant un sommet des dirigeants de l’UE à Bruxelles jeudi, le président français a averti que la frappe « imprudente » menée de nuit par Téhéran contre une installation gazière qatarie risquait de causer davantage de dommages à « tous les pays » de la région ainsi qu’à l’économie mondiale.
« Nous défendrons évidemment une désescalade, un retour à la stabilité au Moyen-Orient », a déclaré Macron, ajoutant qu’il s’était entretenu mercredi soir avec l’émir du Qatar, Tamim bin Hamad Al Thani, et Donald Trump au sujet de la guerre.
« Je pense que tout le monde devrait se calmer et que les combats devraient cesser au moins pendant quelques jours pour tenter de donner une nouvelle chance aux négociations », a ajouté le dirigeant français. « J’espère qu’en tout état de cause, tout le monde reviendra à la raison. »
Les propos de Macron interviennent après l’attaque d’Israël mercredi sur le gisement de gaz iranien de South Pars, qui fait partie de la plus grande réserve de gaz naturel au monde et constitue la principale source d’approvisionnement énergétique du pays.
L’Iran a riposté en frappant le terminal de gaz naturel liquéfié de Ras Laffan au Qatar, une attaque qui, selon Doha, a causé des « dégâts considérables » et marqué une « escalade dangereuse » du conflit.
Dans un message publié jeudi matin sur les réseaux sociaux, Trump a affirmé que Washington « n’était pas au courant » de l’attaque israélienne, qui, selon lui, avait été déclenchée par la « colère d’Israël face à ce qui s’est passé au Moyen-Orient ».
Trump a également assuré qu’aucune autre attaque ne serait lancée par Israël si l’Iran s’abstenait de nouvelles frappes contre le Qatar. Il a toutefois averti que les États-Unis « détruiraient massivement l’intégralité du gisement de gaz de South Pars avec une force et une puissance que l’Iran n’a jamais vues ni connues auparavant » si Téhéran ne se conformait pas à cette exigence.
Le Brent, référence mondiale du pétrole, a bondi à 118 dollars le baril jeudi, son plus haut niveau depuis le début du conflit le 28 février. Il était retombé à un peu moins de 114 dollars le baril à midi (heure d’Europe centrale).
L’article a été mis à jour afin de clarifier les contre-attaques nocturnes entre l’Iran et Israël.
(mm)