Martin Malvy monte au créneau sur la décentralisation du Fonds social européen
Les Régions manqueraient de liberté d'action pour dépenser le Fonds social européen comme elles l’entendent, à partir de 2014. Le président de Midi-Pyrénées dit son mécontentement, dans un courrier adressé au ministre du Travail, Michel Sapin.
Les Régions manqueraient de liberté d’action pour dépenser le Fonds social européen comme elles l’entendent, à partir de 2014. Le président de Midi-Pyrénées dit son mécontentement, dans un courrier adressé au ministre du Travail, Michel Sapin.
Qui fait quoi pour les 3,2 millions de chômeurs en France ? Entre l’Etat et les Régions, l’incompréhension règne depuis plusieurs mois. Celles-ci souhaitent s’emparer de la réforme de la décentralisation pour mieux adapter l’utilisation du Fonds social européen aux nécessités locales.
Mais plusieurs obstacles compromettent cet élan. Tout d’abord la faiblesse des moyens, puisqu’elles ne disposeront que de 35% de l’enveloppe nationale à partir de 2014. Ensuite, l’étroitesse de leur liberté de choix.
Un courrier, rendu public vendredi 26 avril, et adressé par le président de Midi-Pyrénées Martin Malvy au ministre du Travail Michel Sapin, dénonce le cantonnement des Régions à des domaines restreints.
A ce stade des discussions, elles pourront utiliser les financements européens dans des actions où elles se sentent moins attendues, comme la lutte contre l’abandon scolaire, mais ne peuvent pas s’en emparer pour accompagner les chômeurs en finançant leurs formations. Ce volet-là est réservé « au programme national géré par le Ministère », indique Martin Malvy.
Or, pour le président de la région Midi-Pyrénées, l’usage du FSE ne devrait pas dépendre de « l’arbitraire » de l’Etat, mais davantage de l’agenda politique de la Région, « en fonction des mesures d’intervention » retenues « en lien avec les partenaires régionaux ».
Les discussions entre l’Etat et les Régions pourraient se poursuivre jusqu’à l’été.