Martin Schulz ressuscite l’Union pour la Méditerranée de Nicolas Sarkozy

Le président du Parlement européen, Martin Schulz, a annoncé aujourd’hui (4 avril) qu’il relancera l’Union pour la Méditerranée, une initiative moribonde lancée pour la première fois en 2008 par le président français de l’époque, Nicolas Sarkozy, lors d’un sommet parlementaire le 7 avril à Marseille.

EURACTIV.com
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Le président du Parlement européen, Martin Schulz, a annoncé aujourd’hui (4 avril) qu’il relancera l’Union pour la Méditerranée, une initiative moribonde lancée pour la première fois en 2008 par le président français de l’époque, Nicolas Sarkozy, lors d’un sommet parlementaire le 7 avril à Marseille.

Le sommet des présidents des parlements de l'« Union pour la Méditerranée » (UPM), convoqué à l'initiative de Martin Schulz, constituera la première rencontre de haut niveau depuis le sommet des chefs d'État et de gouvernement au cours duquel l'initiative a été lancée en 2008, sous la présidence française du Conseil de l'UE (voir « Contexte »).

Le fait que M. Schulz, un homme politique allemand, relance une initiative française à laquelle Berlin s'était opposée initialement, peut sembler paradoxal.

>> Lire : Les plans d’Union méditerranéenne de Sarkozy contrarient Mme Merkel

Étant donné que Nicolas Sarkozy a quitté la scène politique, M. Schulz, qui envisage de devenir le prochain président de la Commission après les élections européennes de 2014, a apparemment saisi l'occasion pour se placer au-dessus des politiques nationales.

Lors de l'annonce de l'évènement, le président du Parlement européen a déclaré que le sommet de Marseille serait « l'occasion de démontrer que les […] parlements sont prêts à combler le vide de leadership politique qui a marqué l'UPM ces dernières années ».

Les attentes initiales placées dans l'UPM ne se sont pas concrétisées. Beaucoup estiment que la vague de révolutions populaires, à savoir le « printemps arabe », constitue une occasion manquée pour l'UE de promouvoir la démocratie et la prospérité dans son voisinage.

Martin Schulz a affirmé que les présidents des parlements souhaitaient donner une nouvelle impulsion à la mise en œuvre des projets de l'UPM « à l'heure de bouleversements politiques et économiques régionaux majeurs ».

« Pour réussir le pari des transformations démocratiques en cours dans les pays méditerranéens, nous avons besoin de parlements forts, efficaces et à l'écoute des citoyens », a-t-il ajouté.

En amont du sommet des présidents des parlements, un forum de la société civile, qui rassemblera environ un millier de participants, aura également lieu à Marseille afin de formuler des recommandations pour le sommet.

Les présidents échangeront leurs points de vue et adopteront une déclaration le 7 avril. Selon une liste de participants, consultée par EURACTIV, l'Algérie, l'Égypte, la Mauritanie, le Maroc et la Tunisie enverront des présidents de parlements, alors que la Jordanie et la Palestine seront représentées à un niveau inférieur.

Le président du Bundestag, Norbert Lammert, et le président de l'Assemblée nationale française, Claude Bartolone, feront partie des 20 présidents de parlements des États membres de l'UE.

Interrogée sur sa participation, la Commission européenne a répondu que le commissaire européen en charge de l'élargissement et la politique de voisinage, Štefan Füle, assistera à la réunion.